Ce que les cauchemars à répétition disent de votre santé mentale

Ce que les cauchemars à répétition disent de votre santé mentale

cauchemar

Vouloir les éviter à tout prix n'est donc pas la solution. | © Pixabay / Nmagwood

Santé

Faire des cauchemars de façon répétée peut être le signal que quelque chose ne va pas dans notre vie (ou dans notre tête).

 

Ils nous réveillent en sursaut, provoquent des sueurs froides, accélèrent subitement notre rythme cardiaque et nous empêchent parfois de se rendormir. Pour certains, les cauchemars peuvent survenir toutes les semaines, voire toutes les nuits, occupant constamment les esprits et les privant de repos.

Bien qu’indispensables à la santé psychique, les cauchemars à répétition peuvent être le signe d’un déséquilibre lié à ce qu’il se passe dans nos vies. Qu’ils découlent d’un burn-out, d’une déprime saisonnière ou d’une rupture, il convient de connaître la signification de ces mauvais rêves et de savoir comment les éviter.

Pourquoi rêvons-nous en noir ?

Comme les rêves, les cauchemars surviennent en phase de sommeil paradoxal. Jusqu’ici rien d’anormal, car si leur présence peut être le signe d’un problème sous-jacent, elle peut aussi s’expliquer par d’autres facteurs. Comme le rappelle le site Metro dans un article publié ce dimanche, une simple collation tard dans la nuit peut provoquer des cauchemars, stimulant votre métabolisme et incitant votre cerveau à être plus actif. Tout comme lorsque l’on prend certains médicaments, que l’on souffre d’une maladie neurodégénérative (comme Alzheimer) ou que l’on consomme certains aliments. Mais aussi et surtout lorsque l’on traverse des événements traumatisants, que ce soit dans le passé, le présent ou le futur.

Lire aussi > Contrôler ses rêves, bientôt une réalité ?

« Certaines épreuves de la vie peuvent non seulement vous empêcher de vous endormir, car vous y pensez en boucle, mais aussi générer des cauchemars une fois que vous êtes endormi », indiquait Le Parisien en novembre dernier. Selon ce que l’on vit, les cauchemars peuvent ainsi devenir répétitifs et récurrents, présentant des scénarios plus ou moins semblables mais tout aussi perturbants. « Cela signifie que votre cerveau ne parvient pas à intégrer et à atténuer certaines émotions négatives », précisait le journal parisien, invitant les personnes concernées à ne pas prendre le sujet à la légère, les cauchemars incessants pouvant être « révélateurs d’un traumatisme profond ou d’une dépression ».

cauchemar
Plutôt que de fuir ses cauchemars, les spécialistes conseillent de « les dompter » en pratiquant – entre autres – la relaxation. © Pixabay / Orangefox

Émotions enfouies

Tant qu’ils restent occasionnels, les cauchemars apparaissent essentiels à la gestion des émotions et des souvenirs, soulignent les experts. « Les rêves et les cauchemars sont des outils utilisés par le subconscient pour traiter les défis émotionnels », explique la thérapeute Sally Baker à Metro.co.uk. De son côté, le Parisien ajoute que « le mauvais rêve a pour fonction de transformer les angoisses insupportables vécues pendant la journée en peurs acceptables ». Vouloir les éviter à tout prix n’est donc pas la solution.

Lire aussi > Vivons-nous dans un monde de plus en plus insomniaque ?

Plutôt que de fuir ses cauchemars, les spécialistes conseillent de « les dompter » en pratiquant – entre autres – la relaxation. Favoriser l’endormissement en se mettant dans les meilleures conditions (massages, méditation, huiles essentielles…) permettra d’éviter un sommeil trop agité. Si en revanche, les cauchemars causent du stress et de l’anxiété au réveil, Sally Baker recommande d’en parler avec un professionnel afin de traiter en profondeur les émotions négatives. « Soyez votre propre détective et concentrez-vous sur vos sentiments plutôt que sur le récit de vos cauchemars afin de découvrir ce qui est à la base de vos rêves effrayants ou troublants », conclut-elle. Vous découvrirez que votre subconscient peut parfois vous dire la même chose que votre esprit conscient.

CIM Internet