Voici pourquoi la malbouffe vous donne encore (et toujours) faim

Voici pourquoi la malbouffe vous donne encore (et toujours) faim

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Si le fait d'engloutir un paquet de biscuits peut donner la sensation d'être "rempli", celle-ci n'est que de courte durée. | © Unsplash / Christopher Flowers

Santé

Plusieurs raisons expliquent pourquoi la malbouffe ne pourra jamais vous rassasier.

 

Vous venez de vous enfiler un paquet de chips (ou de popcorn) entier devant votre série préférée. Vous avez succombé à la tentation du fast food après une soirée tardivement arrosée. Vous avez même craqué à la vue d’un paquet de bonbons à peine entamé. Et pourtant, vous n’êtes toujours pas (vraiment) rassasié. Rassurez-vous, la raison n’est pas boulimique mais simplement biologique.

Comme l’ont déjà démontré plusieurs études, la satiété – ce mécanisme qui nous évite de manger plus qu’il ne faut – est davantage une question de nutriments que de calories. Nourri de malbouffe et de produits transformés, même en grande quantité, l’organisme ne reçoit donc pas les nutriments nécessaires pour dire « Stop, j’ai assez ». Et si le fait d’engloutir un paquet de biscuits peut donner la sensation d’être « rempli », celle-ci n’est que de courte durée.

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Pour mieux comprendre le piège des calories, le Huffpost compare les épinards avec les biscuits Oreo. « 100 calories, c’est l’équivalent de 15 tasses d’épinards ou de deux biscuits Oreo », écrit le webzine. Contrairement aux épinards, qui nourrissent l’estomac avec des fibres et des nutriments essentiels comme le bêta-carotène ou le fer, les biscuits chocolatés ne lui fourniront qu’un taux élevé de glucides, donnant au corps une bouffée d’énergie qui ne dure pas. « Souvent, les aliments qui ne parviennent pas à déclencher la satiété sont déficients en fibres, trop facilement digérables ou ne fournissement pas d’apport constant de calories dans le corps pendant la digestion », précise au Huffpost un scientifique de l’Université d’Harvard.

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Contrairement aux épinards, qui nourrissent l’estomac de bêta-carotène ou de fer, les biscuits Oreo ne lui fournissent qu’un taux élevé de glucides, donnant au corps une bouffée d’énergie qui ne dure pas. © Pixabay

Faux aliments, fausse digestion

Le principe est plutôt simple : tant que le corps ne reçoit pas les nutriments, vitamines et minéraux dont il a besoin, il continue à envoyer des signaux de faim pour nous inciter à manger (encore) et lui donner les bons aliments. Or, comme l’ont récemment alerté plusieurs experts, nos péchés mignons (sucreries, boissons gazeuses, crasses apéritives) sont des produits ultra-transformés, aussi appelés « faux aliments », car il n’apportent rien de bon à l’organisme. « Les produits ultra-transformés sont des produits industriels reconstitués à base de dizaine d’ingrédients, d’additifs et de mauvais sucres », indiquait-on dans un le reportage « Alerte aux faux aliments » diffusé en septembre dernier. Lors du processus de transformation, ces produits perdent une grande partie (voire la totalité) de leurs valeurs nutritionnelles. Car sous leur apparence alléchante, ces « faux aliments » ont été fractionnés et donc prédigérés, de sorte que leur effet de satiété soit annihilé et que l’organisme dépense moins d’énergie pendant la digestion.

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© Pixabay

Hormones déboussolées

Dernière raison pour laquelle la malbouffe ne pourra jamais vous rassasier : elle perturbe complètement vos hormones. Comme l’ajoute le Huffpost, les aliments ultra-transformés peuvent contenir jusqu’à 8 fois la quantité de sucre que contiennent les aliments naturels et non transformés. Cela peut ainsi augmenter le taux de triglycérides (lipides indispensables à l’organisme) à un niveau dangereux, au point de supprimer la sensation de satiété. Un risque également valable pour les produits soi-disant sans sucre ou light, tout aussi vides sur le plan nutritionnel. Citant une étude de 2013, le magazine américain rappelle que les substituts de sucre tels que l’aspartame ou le sucralose nous incitent également à manger plus que ce dont on a réellement besoin. En plus de présenter un risque élevé d’AVC, les sodas allégés déroutent particulièrement notre organisme en lui fournissant peu d’énergie et en stimulant in fine notre appétit.

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