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Les écouteurs sans fil augmenteraient les risques de cancer

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Image d'illustration. | © Unsplash/Dugba Cauley Hushie

Santé

Plus de 250 scientifiques affirment que les écouteurs sans fil tels que les AirPods d’Apple sont dangereux pour la santé.

Ils faisaient l’objet de nombreuses moqueries et parodies au moment de leur sortie. Deux ans plus tard, le monde entier se les arrache. En 2017, Apple a ainsi écoulé entre 14 et 16 millions d’AirPods, et la marque prévoit d’en vendre entre 50 et 55 millions en 2019, rapporte Tech Times. La popularité des écouteurs sans fil inquiète les scientifiques, puisqu’ils sont plus de 250 issus de 40 pays différents à avoir signé un rapport alarmant sur les risques de santé liés à l’utilisation de ce produit. Dans leur étude, ces chercheurs se penchent sur les effets biologiques et médicaux des champs électromagnétiques non ionisants (EMF) des appareils sans fil. Des smartphones aux baby phones, tout appareil fonctionnant par l’entremise des ondes (Wi-Fi ou Bluetooth) est concerné, mais ce sont bien les AirPods et autres Galaxy Buds qui sont visés.

Assez récents, ils n’avaient fait l’objet d’aucune étude concernant leur impact sur la santé. Mais ce qui inquiète plus particulièrement les scientifiques, c’est leur proximité avec le cerveau. Placés dans le conduit audi­tif, les écou­teurs qui fonctionnent par le biais de la technologie Bluetooth sont en contact direct avec les tissus du crâne et libèrent énormément d’ondes nocives, parfois durant de longues séances. Résultats : les chercheurs affirment que leur utilisation pour­rait augmen­ter les risques de cancer, causer des troubles géné­tiques, un stress physiologique, des dégâts neuro­lo­giques et des défi­cits d’ap­pren­tis­sage, entre autres.

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Impact sur les animaux

Si les écouteurs sans fil présentent des impacts négatifs sur le bien-être général des individus, « les dommages vont bien au-delà de l’espèce humaine », observent les scientifiques. « Des preuves évidentes, toujours plus nombreuses, montrent les effets néfastes des ondes sur tous les végétaux et les animaux (d’une simple cellule, à l’abeille et aux mammifères) », écrivent-ils dans leur pétition adressée aux Nations Unies et à l’Organisation Mondiale de la Santé.

Face à ces constats, les chercheurs exigent des directives plus strictes et demandent une meilleure information des risques liés aux ondes radio auprès du public. « En n’agis­sant pas, l’OMS ne remplit pas son rôle de première agence inter­na­tio­nale de santé publique », dénoncent-ils.

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