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Des parents d’élèves réclament la fin des barquettes en plastique dans les cantines

école, cantine

Image d'illustration. | © PHOTO PQR/LECOURRIER DE L'OUEST/JOSSELIN CLAIR

Santé

Une pétition circule actuellement sur internet, proposant deux mesures très concrètes : « l’utilisation de contenants réutilisables inertes » et « la réintroduction des cuisines au sein des crèches ».

 

Plus de 2 000 signatures ont déjà été récoltées à la suite d’une pétition lancée sur Internet réclamant la supression des barquettes en plastique à usage unique utilisées pour contenir les repas des enfants des crèches et écoles de la ville de Liège. Deux mamans ont interpellé le collège communal de la ville de Liège, ce mardi soir, en tant que représentantes d’un collectif de parents.

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Ces mamans épinglent le risque pour la santé des enfants que représente le transfert de produits chimiques dans les aliments. « Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, ce conditionnement répond à des exigences en termes de sécurité de la chaîne alimentaire tout à fait légitimes mais il est contraire à la politique zéro déchet que nous voulons mener. Il doit donc être abandonné », a répondu Willy Demeyer, bourgmestre de Liège. Le conseil communal a d’ailleurs voté lundi, à l’unanimité, une motion visant à tendre vers le zéro plastique au sein des services communaux.

Une cuisine locale et bio

Les deux mères ont ensuite réclamé la réouverture des cuisines dans les crèches ainsi que l’approvisionnement d’aliments locaux et bio à destination de ces mêmes cuisines et des cantines scolaires. Le bourgmestre a d’emblée précisé qu’il est impossible de réintroduire des cuisines dans les crèches communales sachant qu’elles sont au nombre de 27. Le personnel, le matériel professionnel, les impositions de l’AFSCA et des pompiers représenteraient un investissement de plusieurs millions d’euros.

Le bourgmestre a, en outre, fait remarquer que c’est à travers la Ville, en tant que pouvoir organisateur, que doivent être passées les commandes de produits pour les repas et qu’il serait dès lors difficile de trouver des « petits maraichers » locaux, comme le réclame le collectif, qui seraient « capables de livrer chaque jour des tonnes de produits bio et/ou locaux nécessaires à la préparation de trois mille repas ».

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Willy Demeyer a assuré la volonté de la ville de poursuivre le processus d’introduction d’aliments issus du circuit court et de la filière bio dans les repas préparés par l’intercommunale publique ISoSL à destination des crèches et cantines scolaires. Il a ainsi annoncé que le budget consacré à cette mesure a été augmenté, atteignant les 70 000 euros au budget 2019, au lieu des 25 000 euros en 2018.

Avec Belga

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