Cancer : À combien de cigarettes équivaut une bouteille de vin ?

Cancer : À combien de cigarettes équivaut une bouteille de vin ?

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Image d'illustration. | © Unsplash / Kelsey Chance.

Santé

Une question un peu improbable à laquelle ont tenté de répondre des chercheurs britanniques.

Pour tout bon fumeur qui se respecte, boire de l’alcool donne envie de fumer toujours plus. Et puis il y a ceux qui ne fument pas et qui boivent beaucoup. Mais au fait, c’est quoi le plus dangereux, s’ennivrer ou s’enfumer ? C’est à cette question qu’a essayé de répondre une équipe de scientifiques britanniques, en termes de risques d’élévation du cancer. Un peu étrange, il est vrai, mais tout à fait sérieux. L’étude a en effet été publiée dans la revue BMJ Public Health, nous annonce la BBC.

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10 cigarettes pour une femme, 5 pour un homme

Et boire une bouteille de 75 cl de vin par semaine équivaudrait à fumer dix cigarettes par semaine pour une femme, et cinq cigarettes pour un homme, en ce qui concerne une élévation du risque de cancer. Les auteurs de l’étude ont ici utilisé les données de l’association Cancer Research UK pour calculer le risque absolu de cancers liés à l’alcool, cancer du sein en tête pour les femmes, associés à la consommation d’une bouteille de vin par semaine, et comparé au risque de cancer lié à la consommation de tabac. Il s’agissait cependant de personnes non-fumeuses, car chez les personnes qui fument et qui boivent du vin, le risque de cancer est encore plus élevé.

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© Unsplash / Mthew Mcquarrie.

Si l’étude n’a pas pour rôle de conseiller les gens en termes du comportement “le moins pire » à adopter quant au cancer, elle permet avant tout de se rendre compte qu’il n’y a pas de consommation de tabac ou d’alcool qui soit sans incidence sur le risque de cancer.

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Il est probable que les résultats de cette simple étude auront un impact profond sur la manière dont les buveurs, et en particulier les femmes, prennent en compte les risques liés à la consommation d’alcool », a estimé Bob Patton, maître de conférences en psychologie clinique à l’université de Surrey, qui n’a pas participé à l’étude. “Voir la consommation d’alcool sous le même angle que la consommation de cigarettes pourrait bien entraîner une diminution de cette [première] consommation et de ses effets nocifs », espère le spécialiste.

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