Don’t worry, vous ne choperez pas l’herpès si vous allez à Coachella l’an prochain

Don’t worry, vous ne choperez pas l’herpès si vous allez à Coachella l’an prochain

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Image d'illustration. | © Unsplash / Daniel Dvorsky.

Santé

D’après les propos de plusieurs officiels, aucune preuve ne vient confirmer les informations relayées dans les médias du monde entier.

Depuis quelques jours, la presse internationale s’amuse d’un pic des cas d’herpès dans le sud de la Californie, prétendûment survenu aux mêmes dates que le festival de Coachella, rassemblement musical hyper tendance, paradis des stars et autres instagrammeurs. Selon HerpAlert, un site de diagnostic et de traitement en ligne de MST, de nombreux participants au festival de musique étaient en effet à la recherche d’un traitement contre l’herpès après l’événement. Toujours d’après le site web, 1 105 cas auraient été rapportés dans les comtés d’où viennent la plupart des spectateurs.

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Un chiffre qui serait totalement exagéré et que s’est empressé de contester José Arballo, responsable du département de santé publique dans le Comté de Riverside, en Californie : « Il n’existe aucune preuve qui vient corroborer ces chiffres », a-t-il expliqué à Billboard. « J’ai contacté tous nos laboratoires et centres de contrôle et aucun ne peut confirmer une hausse des cas d’herpès à la suite du festival », ajoute-t-il.

Des symptômes qui prennent plus de 10 jours à se déclarer

Cita Walsh, responsable des centres de contrôle parentaux dans la zone, abonde dans le même sens, expliquant qu’il n’y a pas eu de hausse significative des cas d’herpès aux dates suivant le festival californien. Jill Grimes, docteur spécialiste des maladies sexuellement transmissibles, détaille à Billboard que l’herpès et ses symptômes ne se déclarent pas d’un coup d’un seul comme par magie, mais prennent une dizaine de jours à faire surface.

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Cliché de nuit du festival californien. © VALERIE MACON / AFP.

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HerpAlert s’est défendu et confirme les chiffres communiqués, arguant que beaucoup de demandes de traitement étaient possiblement préventives. Il reste que le monde entier pense maintenant que « si on va à Coachella, on chope l’herpès », comme ont titré certains médias. Elle court, elle court, la rumeur. Même si, il faut le dire, celle-ci avait de quoi faire rire.

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