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Earthing : L’énergie au bout des pieds

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Les bienfaits sont nombreux : on s’apaise, on retrouve de l’énergie, on dort mieux, on stresse moins. | © Annie Spratt/Unsplash

Santé

L’earthing, ou le fait de marcher pieds nus, est de plus en plus prisé. Le point sur cette pratique sensorielle aux nombreuses vertus.

Selon qu’il est chaussé ou pas, le pied ne se place pas de la même façon au sol. Plus on marche pieds nus, plus on gagne en endurance, en équilibre et en muscles. La raison ? Les tendons, les articulations, les ligaments et les muscles s’adaptent davantage aux mouvements et au poids du corps, on a donc plus d’élasticité, d’amorti et de propulsion. Selon le kinésithérapeute Gil Amsallem – qui vient de sortir le livre Marcher pieds nus. La réflexologie naturelle –, les meilleurs endroits pour pratiquer l’earthing restent le sable de la plage, l’herbe humidifiée par la rosée du matin, la terre, le béton et la brique s’ils ne sont pas peints, et le carrelage.

« Ces surfaces permettent un meilleur échange avec les électrons, cette charge négative qui favorise la connexion avec l’énergie terrestre. Grâce à elle, les biorythmes se synchronisent mieux, le sang est plus oxygéné et l’équilibre du système nerveux s’améliore », explique-t-il. Résultat : on s’apaise, on retrouve de l’énergie et, sur le long terme, on dort mieux, on stresse moins, les circulations sanguine et lymphatique sont reboostées, les inflammations et les douleurs chroniques diminuent.

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Michał Parzuchowski/Unsplash

Retrouver le calme

Travailler son ancrage permet d’être plus confiant et de mieux contrôler ses émotions. Un exemple d’exercice : marcher pieds nus sur de la terre (en forêt, dans son jardin) pendant trois minutes. « Il est important de garder le dos droit, les bras ballants et de respirer profondément », précise Gil Amsallem. Puis on s’arrête, on place les pieds à la largeur du bassin, on ferme les yeux et on imagine que le buste est un tronc d’arbre et que des racines ancrent les pieds dans le sol. « L’idée est de rester immobile le temps de trois respirations, d’être à l’écoute des sensations plantaires et de ressentir les flux d’énergies qui remontent dans le corps ».

Marcher sur une plage pour améliorer l’équilibre

Qu’il soit sec ou mouillé, le sable est une surface mouvante sur laquelle on doit évoluer non sans effort. « En plus de bien faire travailler les muscles et la proprioception, y marcher pieds nus aide à se restabiliser et à récupérer après une entorse, par exemple », précise Gil Amsallem.

L’exercice : Dans le sable mouillé, on cherche à marquer ses pas en exerçant une pression avec les talons et les orteils, on s’amuse à se rapprocher et à s’éloigner de l’eau pour varier les sensations. Sur le sable sec, on imagine que les pieds sont des griffes qui s’enfoncent profondément. « Là aussi, on pense à respirer amplement », note-t-il.

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Gabriela Mendes/Pexels

Evoluer dans l’eau favorise la circulation du sang

« Marcher avec de l’eau jusqu’au genou pendant trente minutes permet de drainer, de s’assouplir et de réguler la tension nerveuse, émotionnelle et physique », analyse Gil Amsallem.

L’exercice : À chaque pas, on soulève les pieds hors de l’eau comme si on avait des palmes, puis on les replonge. L’astuce du kiné : « Alterner marche avant et quelques secondes de marche arrière pour augmenter l’effet drainant ».

Avancer en pleine conscience est antistress

À l’instar des moines thaïlandais ou des caravaniers afghans qui parcourent des kilomètres avec une énergie incroyable, on marche pieds nus en pleine conscience pendant quelques minutes pour améliorer sa concentration et s’apaiser.

L’exercice : Après avoir pris trois respirations profondes, on avance en respirant amplement et on porte toute son attention sur ses pieds, le contact avec le sol, le passage du poids du corps vers l’avant du pied, le cycle de la marche… « En somme, on profite des richesses sensorielles extraordinaires qu’offrent les 7 000 terminaisons nerveuses du pied », conclut Gil Amsallem.

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