Paris Match Belgique

Notre menu de la semaine contient bien plus de plastique qu’on ne le pensait

plastic

Image d'illustration. | © Unsplash / Daniel Chekalov

Santé

Dans notre alimentation quotidienne, l’eau, la bière, le sel et les crustacés présentent le plus haut taux de plastique, alerte une nouvelle étude du WWF.

 

L’être humain absorbe environ cinq grammes de plastique par semaine, soit l’équivalent du poids d’une carte bancaire, dénonce le Fonds mondial pour la Nature (WWF) dans une nouvelle étude publiée mercredi. L’eau, la bière, les crustacés et le sel sont les produits qui présentent les plus grandes quantités de plastique, selon l’ONG, qui appelle une nouvelle fois à une « action mondiale urgente » pour mettre fin à la pollution plastique.

Au menu, 5 grammes de plastique par semaine

L’Université de Newcastle, en Australie, qui a effectué l’étude, en a passé 50 autres au crible sur l’ingestion du plastique. Selon les principales conclusions, nous consommons 2 000 particules de micro-plastique par semaine, soit cinq grammes, ou l’équivalent du poids d’une carte de banque.

Lire aussi > Des microplastiques détectés dans les excréments humains

La plus grande source d’ingestion de plastique provient de l’eau en bouteille et du robinet. Aux États-Unis et en Inde, on retrouve deux fois plus de traces de plastique que dans les eaux européennes. Les crustacés, la bière et le sel présentent le plus haut taux de plastique des produits étudiés, souligne l’étude. Selon le chercheur co-responsable du projet des micro-plastiques à l’Université de Newcastle, le Dr Thava Palanisami, « cette étude fournit pour la première fois un calcul précis sur les taux d’ingestion plastique. Elle doit aider à l’avenir à déterminer les risques toxicologiques potentiels pour l’être humain. »

carte banque
Nous consommons 2 000 particules de micro-plastique par semaine, soit cinq grammes, ou l’équivalent du poids d’une carte de banque. © Unsplash / Bank Banking

Fléau mondial

Pour le WWF, qui prône une lutte sans merci contre la pollution plastique, « ces résultats doivent servir de sonnette d’alarme aux gouvernements. Les plastiques polluent non seulement nos océans et nos voies navigables, mais aussi la vie marine et l’organisme humain. Une action mondiale est urgente et essentielle pour faire face à cette crise ». La semaine dernière, l’ONG alertait déjà sur l’état de la mer Méditerranée, « un égout à ciel ouvert » à chaque nouvelle saison touristique, dénonçait-elle.

Lire aussi > Du microplastique retrouvé toujours plus loin dans les océans

Le problème de la pollution plastique ne pourra être résolu sans l’action des gouvernements. Ceux-ci doivent « jouer un rôle clé pour faire en sorte que la chaîne plastique – des fabricants aux consommateurs – poursuive un objectif commun : mettre fin à la pollution plastique », insiste le WWF. L’organisation a lancé une pétition mondiale appelant à un traité juridiquement contraignant pour mettre un terme à la pollution au plastique d’origine marine. Elle a recueilli, à ce jour, plus de 660 000 signatures.

Avec Belga

CIM Internet