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Voyager en voiture pendant la grossesse est très nocif pour le futur bébé

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Image d'illustration. | © Unsplash / Freestocks

Santé

Il est recommandé aux femmes enceintes d’éviter d’utiliser la voiture à des heures où le trafic est dense.

 

On connaissait déjà les conséquences néfastes de la pollution sur notre santé, mais il semblerait qu’elle ait également un impact sur les futurs bébés, encore dans le ventre de leur mère. C’est en tout cas ce que révèle le journal The Independent, se basant sur une étude britannique qui va encore plus loin en disant que les femmes qui sont dans leurs derniers mois de grossesse et qui utilisent la voiture présentes encore plus de risque pour le futur bébé.

Plus de la moitié des enfants à naître en Grande-Bretagne sont exposés à des niveaux très élevés de pollution de l’air car les femmes enceintes utilisent la voiture, dénonce cette étude. Le niveau de pollution de l’air à l’intérieur d’une voiture est presque deux fois plus élevé qu’à l’extérieur, et environ 57% des femmes utilisent davantage la voiture durant la fin de leur grossesse. Cela équivaut à environ 2,6 millions d’enfants à naître au Royaume-Uni depuis 2013 qui ont été exposés à des niveaux plus élevés de pollution atmosphérique, selon les recherches menées par Opinium. Dans le monde, on estime que 93% des enfants respirent de l’air toxique, et environ 630 millions d’enfants de moins de 5 ans vivent dans des zones où les polluants ne respectent pas les niveaux de sécurité recommandés par l’OMS.

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D’anciennes études avaient déjà suggéré des liens entre l’exposition des femmes enceintes à des niveaux élevés de pollution de l’air et un risque accru de fausse-couche, de naissance prématurée, d’insuffisance pondérale à la naissance, de mortalité infantile et de problèmes respiratoires infantiles.

« Nous avons tous un rôle à jouer »

« Le reste de la société doit comprendre que pour les femmes enceintes, voyager parfois en voiture est la seule option et que nous avons tous un rôle à jouer dans la réduction de la pollution affectant la prochaine génération », a déclaré Chris Large, du Plan d’action global pour l’environnement, qui a coordonné la recherche. « De la même façon que nous considérons fumer devant les femmes enceintes comme nocif pour la santé des bébés, nous devrions penser que laisser tourner nos voitures au ralenti et ainsi provoquer une pollution inutile est tout aussi inacceptable socialement ».

Favoriser le télétravail

Une étude distincte, également réalisée par Opinium pour la Journée de l’air pur, a révélé que seulement 16 % des mères étaient en mesure de travailler régulièrement depuis chez elle pendant le troisième trimestre de la grossesse. En dehors des emplois où il n’était pas possible de travailler à distance, la principale raison invoquée pour ne pas travailler plus souvent à domicile était le manque de soutien de la part de l’entreprise.

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« La pollution de l’air a un impact dévastateur sur la vie de tous, en particulier des enfants et des embryons », explique Jonathan Grigg au journal The Independent, un professeur de médecine respiratoire pédiatrique et environnementale à l’Université Queen Mary de Londres. « Ces effets sur la santé peuvent comprendre un risque accru de pneumonie et d’asthme, et une diminution de la croissance de la fonction pulmonaire. Cela illustre à quel point il est vital que nous prenions tous des mesures pour réduire la pollution de l’air, et qu’il est nécessaire d’adopter des normes et des politiques plus strictes pour régler ce problème. »

L’année dernière, une étude menée par l’Université Queen Mary de Londres révélait pour la première fois que la pollution de l’air respirée par les femmes enceintes atteint le placenta et a un impact direct sur les enfants à naître.

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