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La suralimentation des nourrissons modifie leur ADN et augmente les risques de diabète à l’âge adulte

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Bien que l'on ne voit pas forcément les conséquences de trop nourrir des nourrissons, cette étude suggère qu'elle pourrait avoir un impact des années plus tard. | © Pexels / Hasan Albari

Santé

Ce changement augmenterait les risques de développer le diabète de type 2.

 

Une nouvelle étude américaine du Baylor College of Medicine, à Houston, indique que la quantité de nourriture qu’ingurgitent les bébés influence la manière dont ils vont vieillir, et probablement développer du diabète, explique le Daily Mail. Alors qu’en Belgique, un jeune sur cinq est en surpoids selon la Société Scientifique de Médecine Générale, les auteurs de l’étude veulent montrer que la suralimentation, même au tout début de notre vie, peut entraîner une prise de poids et une dégradation de la santé.

Pour ce faire, les chercheurs ont étudié le comportement de deux groupes de souris durant les 21 premiers jours de leur vie : des souris témoins ont reçu des repas normaux et mesurés, et des souris suralimentées avaient le droit à manger tant qu’elles le voulaient. Les souris du deuxième groupe sont non seulement devenues en surpoids, mais elles ont également montré un changement génétique. Les chercheurs ont découvert des marqueurs liés au vieillissement et au diabète de type 2 dans l’ADN des cellules de leur pancréas, dont le méthyle. Ces mêmes changements se produisent également chez les humains qui développent le diabète de type 2 à l’âge adulte, et certaines études suggèrent que ces marqueurs pourraient prédire l’apparition de la maladie.

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Vieillissement accéléré

D’autres recherches ont suggéré que cette modification génétique pourrait être un indicateur des problèmes de santé liés à l’âge. Le méthyle n’apparaît généralement que plus tard dans la vie – mais chez les souriceaux qui avaient accès au buffet à volonté, les étiquettes chimiques sont apparues tout de suite. Les bébés suralimentés ont donc davantage de risques de développer du diabète de type 2, de vieillir prématurément et de développer d’autres maladies liées à l’âge.

« À l’âge du sevrage, les souris suralimentées présentent un profil épigénétique ressemblant à celui de souris beaucoup plus âgées », explique le Dr Robert Waterland, coauteur de l’étude. « Notre interprétation est que la suralimentation postnatale provoque un vieillissement épigénétique accéléré. » Ce changement de l’ADN explique donc pourquoi la suralimentation dans la petite enfance augmente le risque de diabète plus tard dans la vie.

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