Paris Match Belgique

Nous ingérons le poids d’une carte de crédit en plastique par semaine (voici les images impressionnantes qui l’illustrent)

Plastique dans notre nourriture et notre eau

WWF révèle que nous consommons environ 2 000 particules de microplastiques par semaine, soit 5 grammes. | © Reuters Graphics

Santé

Selon une récente étude du WWF, nous ingérerions sans le vouloir l’équivalent du poids d’une carte de crédit en plastique. Un phénomène illustré par l’agence Reuters à travers une série de clichés chocs sur la pollution plastique.  

 

« Pas de plastiques dans la nature : évaluation de l’ingestion de plastique de la Nature à l’Homme », c’est le nom de l’étude menée par l’Université de Newcastle en Australie. Cette dernière tente de sensibiliser sur l’impact de la pollution plastique sur l’être humain afin de prendre enfin les mesures adéquates pour l’environnement et notre santé.

Lire aussi > En Floride, un bébé tortue meurt après avoir ingéré 104 morceaux de plastique

WWF révèle que nous consommons environ 2 000 particules de microplastiques par semaine, soit 5 grammes. Cela représente l’équivalent du poids d’une carte de crédit. « Cette étude fournit pour la première fois un calcul précis sur les taux d’ingestion plastique. Elle nous aidera à déterminer les risques toxicologiques potentiels pour l’homme à l’avenir », commente le Dr Thava Palanisami, chercheur co-responsable du projet des microplastiques à l’Université de Newcastle.

 

D’où vient-il principalement ?

Mais de quelle façon ingérons-nous ces microplastiques ? La principale source est l’eau en bouteille et du robinet (aux Etats-Unis et en Inde, on en retrouve deux fois plus que dans les eaux européennes). Viennent ensuite les crustacés, puis la bière et enfin le sel.

Lire aussi > La pollution de l’air pourrait provoquer des calvities

Chaque individu ingérerait ainsi plus de 1769 particules de microplastiques chaque semaine juste en buvant de l’eau.

 

20 kilos de plastique sur toute une vie

Pour bien faire passer le message, l’agence Reuters a décidé d’illustrer cet état de fait à travers une série de clichés qui exposent la quantité de plastique que nous ingérons par semaine, par mois, et même sur notre vie entière.

Chaque semaine, nous ingérons 5 grammes de plastique, c’est l’équivalent d’un bouchon de bouteille, ou d’une cuillère à soupe de plastique déchiqueté.

Reuters Graphics

Chaque mois, ce sont 21 grammes de plastique que nous avalons, un poids comparable à 5 dés de casino ou à un bol de riz.

Reuters Graphics

Chaque année, environ 250gr de plastique pénètrent dans notre organisme, l’équivalent d’une assiette de nourriture.

Reuters Graphics

Finalement, sur l’ensemble de notre vie (calculé ici à un âge moyen de 79 ans), 20 kilos de plastique seront ingérés. Ce poids est comparable à celui de deux bacs de recyclage mobiles, qui ne peuvent contenir que 10kg chacun.

Lire aussi > Chris Pratt pose nonchalamment avec une bouteille en plastique, Jason Momoa voit rouge

 

Reuters Graphics

Quelles conséquences sur l’organisme ?

On peut cependant se rassurer. Si les images sont impressionnantes, l’ingestion de microparticules ne représenterait pas un véritable danger pour la santé. Selon l’Oganisation Mondiale de la Santé (OMS), les niveaux actuels de microplastiques présents dans l’eau potable ne présentent pas encore de danger pour la santé. Elle reste cependant prudente, étant donné le peu d’études actuellement fiables sur le sujet et le nombre limité de données. Elle appelle par conséquent les chercheurs à mener une évaluation plus approfondie sur le sujet.

Lire aussi > Un bébé dugong meurt à cause des déchets plastiques, et émeut la Thaïlande

Des expériences montrent cependant que les microplastiques nuisent aux espèces aquatiques, ainsi qu’aux tortues et aux oiseaux. Les microparticules de plastiques (en dessous de la taille d’une amande) viennent boucher leur tube digestif, diminuer leur appétit ou modifier leur comportement alimentaire. Résultat, ces animaux grandissent et se reproduisent moins bien. Certains, l’estomac rempli de plastique, finissent par mourir de faim.

Il ne s’agit donc pas de consommer moins d’eau ou de poisson, mais d’être conscient des conséquences plastiques sur la faune et la flore et, par extension, sur notre santé à long terme.

CIM Internet