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Ces 6 habitudes surprenantes augmentent vos chances de faire des cauchemars

5 choses qui favorisent le fait de faire des cauchemards

Les cauchemars touchent plus souvent les enfants que les adultes mais 50% des adultes feraient des cauchemars. | © Unsplash / Caleb Woods

Santé

Nous cauchemardons parce que notre cerveau continue à travailler pendant que nous dormons. 

 

Et il n’y a rien d’inquiétant à cela. Les rêves comme les cauchemars auraient des vertus thérapeutiques selon les scientifiques. Ils nous permettraient de digérer nos émotions négatives. Souvent, nous imaginons le pire dans notre sommeil, afin de mieux pouvoir y faire face dans la réalité. C’est donc plutôt réjouissant. Trois-quart de nos rêves seraient en réalité des « mauvais rêves ». Ils deviennent ensuite cauchemars lorsqu’ils nous réveillent en pleine nuit. C’est l’échec du processus de « digestion » des événements.

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Ils touchent plus souvent les enfants que les adultes mais 50% des adultes feraient des cauchemars. Chez 5% des adultes, ces cauchemars seraient récurrents. Ils sont généralement dûs à un stress post-traumatique, et on conseille alors d’aller voir un spécialiste du sommeil agréé pour venir à bout de ces terreurs nocturnes. Le Huffington Post s’est intéressé à la question à travers un article fourni dans lequel il identifie 6 facteurs qui nous encourageraient à faire des cauchemars.

1. Vous avez un problème de santé mentale

La première raison qui nous pousse à faire des cauchemars concerne les pensées négatives et les problèmes non résolus auxquels nous allons faire face durant notre journée. John Mayer, psychologue clinicien exerçant à Chicago, déclare à ce propos : « Notre cerveau fonctionne comme un ordinateur ; ce qui entre est égal à ce qui sort. Donc, si vous vous couchez avec des pensées négatives ou que vous rejouez des négatifs de votre journée, boum ! Votre cerveau va être chargé de pensées négatives à recycler pendant que vous dormez. »

Ainsi, une étude finlandaise a révélé que les personnes qui souffrent de dépression grave ou qui font preuve d’une attitude sévère vis-à-vis d’eux-mêmes étaient plus susceptibles de faire des cauchemars.

Finalement, les événements importants et stressants comme un examen scolaire, un déménagement, un décès ou tout simplement un changement dans le quotidien peut déclencher des cauchemars plus facilement.

2. Vous possédez certains traits de personnalité

Une étude de 2001 a examiné les personnes qui faisaient environ deux cauchemars par mois et a constaté que celles qui sont plus sensibles sont plus susceptibles de faire fréquemment des cauchemars. Les personnes particulièrement créatives ou étant orientées vers des intérêts artistiques sont également plus susceptibles d’en faire.

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Les personnalités ouvertes d’esprit, sensibles et créatives sont plus enclines à faire des rêves plus longs, plus vivants, plus détaillés et plus émotifs.

Unsplash / Rachael Gorjestani

3. Vous faites face à un traumatisme

Une étude de 2015 révèle que les cauchemars sont les conséquences fréquentes d’un syndrome de stress post-traumatique. Si les cauchemars occasionnels sont monnaie courante, des mauvais rêves réguliers peuvent être le signe d’une mémoire refoulée, d’un traumatisme ou même d’une apnée du sommeil.

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4. Vous mangez trop tard

On répète suffisamment que les collations tardives ne sont pas la meilleure habitude à prendre pour votre santé. On ignore cependant qu’elles peuvent être génératrices de cauchemars. Manger avant d’aller se coucher augmente le métabolisme et la température de notre corps. Notre cerveau est plus actif, ce qui peut entraîner des cauchemars.

Une étude réalisée en 2015 par l’Université de Montréal révélait que 9,5% des gens faisaient des cauchemars après s’être livrés à un repas tardif. L’alimentation pourrait également influencer le contenu de nos rêves. Une seconde étude publiée en 2015 a sondé près de 400 étudiants. Pendant deux semaines, ils devaient chacun tenir un registre de leurs rêves tout en indiquant ce qu’ils avaient mangé avant. La plupart ont remarqué que la crème glacé et autres produits laitiers causaient des rêves troublants. Une alimentation épicée pourrait aussi être vectrice de cauchemars.

Unsplash / Erol Ahmed

5. L’alcool

Un ou deux verres d’alcool le soir nous donnent l’impression de nous aider à nous endormir. Pourtant, l’alcool est l’ennemi juré d’une nuit reposante et récupératrice. Durant votre sommeil, l’alcool va se métaboliser et son effet sédatif va s’estomper, votre sommeil sera alors fragmenté et rythmé par des cauchemars.

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La consommation d’alcool risque même de rendre vos cauchemars beaucoup plus vivants que d’habitude. Il y a même des chances pour que vous puissiez « jouer » vos rêves dans un élan somnanbuliste.

6. Les médicaments

Certains médicaments peuvent également affecter les cauchemars. Les médicaments qui régulent la pression artérielle, les antidépresseurs, les antihistaminiques (que l’on trouve dans les somnifères et les médicaments contre les allergies) et les stéroïdes font partie des contrevenants typiques. Les médicaments contre la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson et les médicaments qui réduisent le cholestérol peuvent également contribuer à un sommeil perturbé et à des cauchemars.

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Unsplash / Freestocks

 

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