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L’huile de soja serait très nocive pour le cerveau, provoquant même des modifications génétiques

Préférez l'huile d'olive à l'huile de soja, qui provoque des modifications génétiques

Préférez l'huile d'olive à l'huile de soja quand vous cuisinez. | © Pexels / Jessica Lewis

Santé

En plus de favoriser l’obésité et le diabète, les scientifiques craignent que l’huile de soja ne conduise à des maladies neurologiques comme Alzheimer, l’anxiété ou encore la dépression.

 

Utilisée pour la friture dans les fast-foods, ajoutée aux plats préparés, ou donnée au bétail, l’huile de soja est très présente dans notre vie quotidienne. Cependant, selon une nouvelle étude, cette huile ne serait pas saine pour l’homme, et aurait des impacts sur notre cerveau.

Une étude de l’Université de California Riverside (UCR) a comparé trois souris avec trois régimes différents : une nourrie à l’huile de soja, une à l’huile de soja modifiée pauvre en acide linoléique, et une à l’huile de coco. Cette même équipe de scientifiques avait déjà découvert en 2015 un lien étroit entre l’huile de soja et l’obésité, le diabète et la graisse du foie chez les souris. En 2017, ils avaient également découvert que l’huile pauvre en acide linoléique provoquait moins d’obésité.

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Des conséquences sur le cerveau

Cependant, dans cette nouvelle étude, les chercheurs n’ont pas trouvé de différence entre les effets de l’huile de soja modifiée et non modifiée sur le cerveau. Plus précisément, les scientifiques ont trouvé des effets prononcés de l’huile sur l’hypothalamus, une petite région située au cœur du cerveau qui contrôle notamment la faim et le sommeil.

« L’hypothalamus régule le poids corporel par le biais de votre métabolisme, maintient la température corporelle, et il est essentiel pour la reproduction et la croissance physique, ainsi que pour votre réponse au stress », explique Margarita Curras-Collazo, professeur associé de neuroscience à l’UCR et auteure principale de l’étude.

L’équipe a déterminé qu’un certain nombre de gènes chez les souris nourries à l’huile de soja ne fonctionnaient pas correctement. L’un de ces gènes produit l’hormone « d’amour », l’ocytocine. Chez les souris nourries à l’huile de soja, les niveaux d’ocytocine dans l’hypothalamus ont baissé.

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Une centaine de gènes affectés

L’équipe de recherche a découvert environ 100 autres gènes également affectés par le régime alimentaire à base d’huile de soja. Ils pensent que cette découverte pourrait avoir des répercussions non seulement sur le métabolisme énergétique, mais aussi sur le bon fonctionnement du cerveau et sur des maladies telles que l’autisme ou la maladie de Parkinson. Cependant, il est important de noter qu’il n’y a aucune preuve que l’huile cause ces maladies précisément. Les scientifiques relèvent également que ces conclusions ne s’appliquent uniquement à l’huile de soja, et non aux autres produits à base de soja ou huiles végétales. L’exemple en est que l’huile de coco, qui contient également des graisses saturées, produit très peu de changements dans l’hypothalamus.

Dans le futur, les scientifiques devront déterminer quel produit chimique contenu dans l’huile est responsable des changements trouvés dans l’hypothalamus. « Cela pourrait aider à concevoir des huiles alimentaires plus saines à l’avenir », affirme Poonamjot Deol, première auteure de l’étude.

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