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Combien de temps le coronavirus survit-il dans l’air et sur les surfaces ?

coronavirus surface durée

Une étude du National Institue of Health (NIH) s'est intéressée à la durée de survie du coronavirus sur différents types de surface. | © Unsplash / The Honest Company

Santé

La question vous a sûrement déjà traversé l’esprit au moment de vous accrocher à la barre du métro ou de recevoir un colis du livreur. Est-ce que les objets potentiellement infectés peuvent vous transmettre le coronavirus ?

 

Une étude du National Institue of Health (NIH) s’est intéressée à la durée de survie du coronavirus sur différents types de surface. Pour ce faire, les chercheurs américains ont comparé des échantillons du Covid-19 (Sars-CoV-2) et celui du Sars-CoV-1, à l’origine de l’épidémie de SRAS en 2003. Ils en ont déduit que les deux virus avaient des temps de survie similaire selon les surfaces extérieures.

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Il convient en premier lieu de rappeler que le coronavirus se transmet par voie aérienne, c’est-à-dire lorsqu’un individu infecté tousse ou éternue à moins d’un mètre d’un autre individu sans faire barrage avec son coude. Le mode de transmission le plus courant reste donc les gouttelettes et le contact direct entre humains. Malgré tout, les scientifiques ont identifié que le coronavirus, même s’il restait « fragile », possédait une certaine durée de vie en environnement extérieur.

D’après les résultats de l’étude, le virus Covid-29 serait résistant :

  • Air : 3 heures
  • Cuivre : 4 heures
  • Carton : 24 heures
  • Plastique et acier inoxydable : 3 jours maximum
  • Bois : 4 jours
  • Verre : 4 jours

Attention, ces durées de vie sont à tempérer car elles dépendent d’un certain nombre de facteurs tels que la température, le taux d’humidité ainsi que la quantité de virus déposée sur les surfaces en question.

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Ainsi, depuis le début de la crise, les autorités sanitaires mondiales n’ont jamais affiché d’inquiétudes particulières au sujet de la contamination par les objets. Il y aurait ainsi très peu de chances d’être contaminé par un billet de banque, encore moins de chances par un colis provenant de Chine.

Une transmission par les objets contaminés reste donc « plausible » selon l’étude. Cependant, la présence de particules ne veut pas automatiquement dire contamination.  Le taux d’activité des cellules chuterait après quelques heures seulement, et par là même les risques d’infection.

Si les mesures d’hygiène corporelle sont donc les plus pertinentes à suivre pour l’instant, les surfaces potentiellement contaminées peuvent être nettoyées à l’eau de javel. Le dosage prescrit par l’Agence de santé fédérale américaine (CDC) est de quatre cuillères à café pour un litre d’eau.

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