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Les médecins rappellent que le confinement « n’est pas le dimanche sans voiture »

Les médecins rappellent que le confinement "n'est pas le dimanche sans voiture"

Ce n'est pas parce que les rues sont désertes qu'il ne faut pas marcher sur le trottoir. | © BELGA PHOTO / NICOLAS MAETERLINCK

Santé

Les professionnels de la santé craignent de voir plus de monde aux urgences à cause d’accidents de la route.

 

Plusieurs médecins s’inquiétaient de voir un nombre important de cyclistes amateurs et autres usagers faibles profiter du peu de voitures en circulation pour se promener sur certaines artères bruxelloises, souvent sans tenir compte du code de la route. « Le confinement n’est pas le dimanche sans voiture », alertent ces médecins. Un dimanche par an, durant la Semaine de la Mobilité en septembre, certaines grandes villes interdisent la circulation automobile sur leur territoire. Les chaussées sont alors envahies de cyclistes, ou de personnes circulant en trottinettes, en patins à roulettes…

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Aujourd’hui, les autorités déconseillent vivement les déplacements non essentiels, une mesure parmi d’autres destinées à endiguer la propagation du coronavirus.

Les voitures sont donc peu nombreuses et comme la météo s’annonce clémente ces prochains jours, les médecins craignent de voir se généraliser des comportements d’usagers faibles qui non seulement ne respectent pas le code de la route, mais en plus risquent d’occasionner l’une ou l’autre lésion nécessitant une intervention hospitalière.

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« Évitons de se casser la figure en trottinette par exemple »

Les professionnels de la santé appellent précisément à éviter d’engorger les urgences en ce moment. « Aujourd’hui, il ne fait pas bon se promener dans une salle d’urgences, alors évitons de se casser la figure en trottinette par exemple », rappelle Thomas Orban, président du Collège de la médecine générale francophone. Il insiste sur le fait que si prendre l’air est nécessaire, il convient de ne pas le faire n’importe comment.

Un autre médecin établi en Région bruxelloise appelait également à la prudence samedi. « Diminuer au maximum nos risques individuels d’accidents de la route, de jambes cassées, de chevilles foulées ou autre, c’est activement contribuer à laisser les médecins se concentrer sur la pandémie, qui double le nombre de décès dus au coronavirus chaque jour dans notre pays. »

Avec Belga

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