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Coronavirus : L’OMS appelle à ne pas « assouplir les mesures »

Coronavirus : L'OMS appelle à ne pas "assouplir les mesures"

La fin du confinement n'est pas encore pour tout de suite. | © BELGA PHOTO / DIRK WAEM

Santé

« Il serait dangereux de penser que nous nous approchons de la fin », affirme Hans Kluge, directeur de la branche européenne de l’OMS.

 

Trois semaines après le début du confinement, des premiers signes « positifs » commencent à se faire observer dans plusieurs pays. La République tchèque estime même le virus sous contrôle dans leur pays. Le ministre tchèque de la Santé a déclaré mercredi que son pays avait dépassé le pire et avait réussi à arrêter une propagation incontrôlée du Covid-19. « Nous pouvons nous préparer à un retour progressif et sous contrôle à la vie normale », a déclaré aux journalistes le ministre Adam Vojtech. Alors que le port des masques était obligatoire dans la rue, les autorités ont levé cette mesure ce lundi. De leur côté, l’Autriche, la Norvège et le Danemark ont annoncé des plans pour lever progressivement les restrictions à compter de mi-avril.

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Pourtant, la branche européenne de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré mercredi qu’en dépit de « signes positifs » observés dans certains pays de la région, il était trop tôt pour réduire les mesures afin de contenir la propagation du nouveau coronavirus. « Ce n’est pas le moment d’assouplir les mesures. Il est temps de doubler et de tripler une fois de plus nos efforts collectifs en faveur de l’élimination (du virus), avec le soutien de la société tout entière », a affirmé le Belge Hans Kluge, directeur de la branche européenne de l’OMS, lors d’une conférence de presse diffusée en ligne depuis Copenhague.

L’OMS Europe a appelé ainsi tous les pays à renforcer leurs efforts dans trois domaines : la protection « physique et mentale » du personnel de santé, tenir à l’écart « les gens en bonne santé des cas suspects et probables » et la communication à l’égard des populations. L’organisation a exhorté les gouvernements et les autorités à maintenir des structures de contrôle et à communiquer en permanence pour que chacun se conforme aux « mesures actuelles et futures possibles ».

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Une situation encore « très préoccupante »

Même si certains pays du continent montrent des « signes positifs » dans leur lutte contre le virus, Hans Kluge juge la situation en Europe encore « très préoccupante ».

Certains pays comme l’Espagne et l’Italie, les deux pays européens les plus touchés, « commencent à montrer des signes de diminution du taux d’augmentation des nouveaux cas », explique-t-il. Toutefois, « sept des dix pays les plus touchés dans le monde sont situés dans la région européenne ». Il s’agit de l’Espagne, de l’Italie, de l’Allemagne, de la France, du Royaume-Uni, de la Turquie et de la Suisse. « Il serait dangereux de penser que nous nous approchons de la fin », a-t-il ajouté.

Selon les chiffres de l’OMS Europe, le territoire compte plus de 687 000 cas officiels et 52 824 morts liés au virus.

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