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Difficile de lutter face aux jeux vidéo et à son frigo durant le confinement

Difficile de lutter face aux jeux vidéo et à son frigo durant le confinement

Meilleur allié pour tuer l'ennui, les jeux vidéos permettent aussi de réduire l'anxiété ou le mal-être. | © Pexels / JESHOOTS.com

Santé

Selon une étude de l’Université Libre de Bruxelles, plus de la moitié des adeptes de jeux vidéos jouent bien plus souvent durant le confinement.

 

Alors que la sortie du confinement se prépare doucement, les scientifiques ont voulu savoir quels changements cette période si particulière avaient eu sur notre comportement. Et en sept semaines, nos habitudes ont eu le temps de changer de notre « quotidien ordinaire », mais également de se maintenir sur la durée. En passant 99 % de son temps dans son appartement, les tentations grandissent. Travailler depuis chez soi nous donne la possibilité de grignoter, ou de se griller une petite cigarette quand bon nous semble. Des chercheurs de l’Université Libre de Bruxelles ont ainsi voulu voir comment concrètement, les effets du confinement (comme le stress ou l’anxiété) se manifestaient dans le comportement.

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Les résultats sont sans appel. Sur les 373 personnes sondées, plus des trois quarts estiment ressentir, à des degrés variables, les poids de l’isolement, de l’ennui et du mal-être. Ces émotions négatives s’extériorisent différemment selon les individus. Alors que certains joueront plus à la console, d’autres fumeront une cigarette ou boiront une bière.

La nourriture comme décompresseur

Selon l’étude, dirigée par le Professeur Xavier Noël, plus de la moitié (60 %) des adeptes de jeux vidéo ont augmenté leur temps de jeu durant le confinement. Meilleur allié pour tuer l’ennui, les jeux vidéos permettent de « gérer les émotions négatives » comme l’anxiété ou le mal-être. En cherchant de l’apaisement dans ces univers virtuels, les joueurs sont plus à risque de jouer davantage.

Et jouer à la console n’est pas la seule activité pour lutter face à l’ennui. Près d’une personne sur trois confie avoir pris du poids depuis le début du confinement. La tentation est forte en restant chez soi, entre grignotage et des quantités de nourriture plus importantes. Certains mangent par ennui, sans ressentir une réelle sensation de faim. Plusieurs personnes rapportent ne pas pouvoir s’empêcher « de terminer un paquet de biscuits entamé » ou encore d’ouvrir son « frigo machinalement pour saisir quelque chose à manger ».

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Difficile de lutter face aux jeux vidéo et à son frigo durant le confinement
Un quart des fumeurs confient avoir augmenté sa consommation durant le confinement. © Unsplash / fotografierende

Avec la fermeture des bars, les trois quarts des personnes sondées déclarent avoir gardé la même consommation d’alcool, voire l’avoir diminuée. Pour le quart restant, la consommation d’alcool a augmenté, principalement pour sa fonction psychologique. Les participants recherchent une diminution de la nervosité, des sentiments de tristesse et d’ennui, ce qu’ils pensent trouver dans l’alcool. Parmi les fumeurs, seulement un quart rapporte avoir augmenté sa consommation durant le confinement. « Fumer pour gérer le stress est un facteur aggravant », précise l’étude.

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Face au confinement, une personne sur quatre éprouve des difficultés à réguler son comportement et à lutter face aux diverses tentations. L’étude explique que cette difficulté est notamment due aux émotions négatives particulièrement présentes durant le confinement. « La vigilance est recommandée au sujet de l’évolution de ces comportements, parfois considérés comme à risque pour la santé de nos concitoyens », conclue l’étude.

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