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Voici comment fonctionne le controversé traitement au plasma autorisé par Trump

Donald Trump. | © IMAGO

Santé

Donald Trump a annoncé dimanche soir l’autorisation en urgence de la transfusion du plasma sanguin de personnes guéries du coronavirus à des patients hospitalisés, un traitement déjà largement utilisé aux États-Unis.

Quelques minutes seulement avant le début de la conférence de presse du président américain, l’agence américaine du médicament (FDA) l’avait devancé en annonçant cette autorisation en urgence, qui est de son ressort et non de celui du chef de l’État. Critiqué pour sa gestion de la pandémie, Donald Trump cherche à se relancer en s’appuyant sur des avancées thérapeutiques, même si aucun traitement efficace ou vaccin ne sont attendus avant le scrutin présidentiel du 3 novembre.

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« Transfert d’immunité »

La transfusion de ce plasma qui contient des anticorps vise à permettre aux malades en phase aiguë d’éliminer plus vite le virus et de limiter les dégâts sur l’organisme. « C’est un transfert d’immunité », résumait pour franceinfo Karine Lacombe, cheffe du Service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Saint-Antoine en avril dernier.  « Le but, c’est d’éviter le passage en réanimation« , ajoutait-elle. Si le traitement a déjà produit des résultats, son efficacité exacte fait encore débat. Et il présente un risque d’effets secondaires et de transmission d’agents infectieux.

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« Percée historique »

Donald Trump a qualifié l’annonce de « percée historique » pour le traitement du Covid-19, de nature à « sauver un nombre considérable de vies ». Mais la FDA autorisait déjà la transfusion de plasma de personnes remises du coronavirus sous certaines conditions, dans le cadre d’essais cliniques ou pour des malades en situation désespérée. Dans son annonce dimanche, elle a d’ailleurs rappelé qu’il n’existait pas, pour l’heure, de preuve formelle que l’utilisation de plasma était efficace. Donald Trump a appelé les personnes remises du coronavirus à faire don de leur plasma, via une plateforme nationale en ligne. Le traitement au plasma a déjà été autorisé en France, en Autriche, en Suisse, à Cuba ou en Chine.

Avec Belga

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