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Covid-19 : La perte d’odorat serait en réalité un symptôme positif

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Image d'illustration. | © Alexis Christiaen / La Voix du Nord.

Santé

Symptôme révélateur du coronavirus, la perte d’odorat serait plutôt bon signe.

 

La perte d’odorat est désormais un symptôme bien connu de la Covid-19. Mais une nouvelle étude va plus loin et suggère que ce symptôme serait même le signe d’une forme bénigne de la maladie. Réalisée par l’hôpital Foch à Suresnes près de Paris et l’université de Mons en Belgique, l’étude démontre que, chez les cas les moins sévères, la perte d’odorat est très fréquente et concerne 70 à 85 % des patients. Pour les cas les plus graves, elle concerne uniquement 10 à 15 % des malades. L’anosmie signifierait donc que l’on souffre d’une forme moins grave de la Covid-19.

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Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs se sont basés sur une cohorte de 1 300 patients, séparés en quatre stades de gravité : les patients légers en quarantaine à la maison, les modérés qui souffrent de quelques difficultés respiratoires, les sévères qui sont hospitalisés avec des besoins ponctuels en oxygène et ceux très sévères, placés en réanimation et en soins intensifs.

Le processus est le suivant : Le virus, en passant par le nez, provoque une très forte réaction immunitaire qui conduit par conséquent à cette perte d’odorat mais aussi à une limitation du virus au bulbe olfactif et non au reste du corps. « Notre hypothèse est que la perte d’odorat signifie que le virus arrive non seulement dans le nez, mais aussi dans le système nerveux central. Des images IRM montrent alors une atteinte du bulbe olfactif, une région située à la base cerveau et qui a un rôle majeur dans l’odorat. Le virus est alors contenu par le système immunitaire. Cela lui évite un passage trop important dans les poumons et dans le sang, ce qui est le cas dans les cas les plus graves », détaille Jérôme Lechien, médecin ORL à l’hôpital Foch, au Parisien.

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Après une perte d’odorat, 75 à 85 % des malades concernés le récupèrent deux mois après la fin de la maladie précise-t-il. Pour ceux qui ont perdu le goût, le pourcentage s’élève à 90%. Rappelons que cette situation est valable dans une majorité de cas, mais des exceptions subsistent, avec parfois des complications sévères malgré des symptômes d’anosmie.

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