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Les hormones sexuelles féminines pourraient protéger contre les formes graves du Covid-19

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Une étude apporte de nouvelles précisions. | © Pixabay

Santé

Les hommes pourraient potentiellement développer des formes plus graves du Covid-19 que les femmes.

 

Une récente étude vient apporter de nouvelles précisions quant à la propagation du coronavirus. Il est cette fois-ci question de la différence de l’évolution de la maladie chez l’homme et chez la femme. Une équipe de scientifiques de l’université de l’Illinois à Chicago (UIC) a révélé que les hormones sexuelles féminines (les oestrogènes et la progestérone) pourraient jouer un rôle anti-inflammatoire et protecteur contre certains symptômes du Covid-19.

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Publié dans la revue Trends in Endocrinology and Metabolism, l’étude révèle que les hormones féminines influenceraient les cellules immunitaires et stimuleraient la production d’anticorps. De cette manière, les cellules respiratoires se régénéraient plus vite et les récepteurs ACE2, voies d’entrée du coronavirus dans l’organisme humain, seraient également plus facilement inhibés.

Les femmes enceintes plus à l’abri ?

Le professeur Pinna, en charge de l’étude, s’est notamment intéressé aux hormones de grossesse qui selon lui participeraient à la réinitialisation du système immunitaire. « Les femmes enceintes sont devenues symptomatiques (…) après avoir accouché de leurs bébés en raison de la baisse rapide de ces hormones. La corrélation était vraiment frappante » , explique-t-il. En effet, selon les données communiquées par le Centers for Disease Control and Prevention (CDC), sur les 38.071 femmes enceintes qui ont contracté le Covid-19, 51 sont décédées, soit 0,13%. Un taux qui grimpe à 2% pour celles qui n’attendaient pas d’enfant. Ce qui signifie que les femmes enceintes ont quinze fois moins de malchance que les autres de mourir du coronavirus.

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Cette étude expliquerait donc en partie pourquoi les hommes semblent plus touchés par des symptômes plus graves. De la même manière, que les personnes âgées, puisque c’est un fait reconnu, plus nous vieillissons et plus les hormones diminuent.

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