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Deuxième cas de variole du singe confirmé en Belgique

Les cas de variole du singe en Europe inquiètent

Santé

La variole du singe, maladie originaire d’Afrique de l’Ouest, semble se répandre en Europe depuis que le premier cas eut été découvert le 6 mai dernier au Royaume-Uni. On répond aux questions que vous vous posez à ce sujet.

Qu’est-ce que la variole du singe?

L’orthopoxvirose simienne, également appelée variole du singe est une zoonose, c’est-à-dire une maladie qui se transmet de l’animal à l’homme. Elle se caractérise par deux phases, la première dite « invasive » : de la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires, les ganglions lymphatiques enflés et de la fatigue et la seconde dite d’éruptions cutanée – principalement sur le visage mais aussi sur les autres parties du corps.

La durée d’incubation peut osciller de 6 à 21 jours.

L’infection se transmet par des contacts directs avec du sang, des liquides biologiques, des lésions cutanées ou muqueuses d’animaux ou d’humains infectés.

 

Photo des symptômes cutanés provoqués par la variole du singe – source : compte Twitter de Marc Van Ranst

D’où vient cette maladie?

Selon l’OMS, le premier cas chez l’homme a été identifié chez un garçon de 9 ans vivant dans une zone rural de la République démocratique du Congo. Ensuite, quelques cas sont apparus en zone rurale d’Afrique de l’Ouest en quantité restreinte.

En 2003, les premiers cas ont été découverts aux États-Unis. Mais c’est au Nigéria qu’en 2017 a eu lieu la plus grande flambée jamais enregistrée de la maladie.

Le point sur la situation en Europe

Le 6 mai, les premiers cas ont été détectés en Grande-Bretagne, en Espagne et au Portugal.
Le 19 mai, des cas ont été confirmés en France, en Suède et en Italie.
En Belgique, deux cas sont avérés : l’un à Anvers et l’autre dans le Brabant Flamand.

Doit on s’en inquièter?

A priori non, il n’y a que très peu de cas, le taux de mortalité est minime et la vaccination contre la variole protège du virus à hauteur de 85%.
Le virologue Yves Van Laethem s’est voulu rassurant au micro de nos confrères de La Libre Belgique : « La plupart des gens guérissent sans problème. Mais une fois encore, les personnes plus fragilisées peuvent encourir plus de risques. La mortalité varie entre 1 et 10 % chez les plus âgés ou les personnes immunodéprimées, la souche congolaise étant plus mortelle. »
Cependant, l’OMS se veut prudente. En effet, de nombreux cas ne semblent pas en lien avec un voyage où la maladie est endémique. De plus, ils ont été détectés dans des cliniques spécialisées dans les infections sexuellement transmissibles.

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