Paris Match Belgique

La variole du singe change de nom

La variole du singe change de nom

Les deux noms cohabiteront pendant une période d'un an | © Belga

Santé

La variole du singe – monkeypox en anglais – s’appellera mpox, y compris dans les autres langues, a annoncé lundi l’Organisation mondiale de la santé.

Les deux noms cohabiteront pendant une période d’un an avant que le terme monkeypox ne soit abandonné, même s’il pourra toujours être recherché dans le classement international des maladies, a précisé l’OMS, qui a l’autorité pour nommer de nouvelles maladies et, très exceptionnellement, de changer le nom de maladies existantes.

« La question de l’utilisation du nouveau nom dans différentes langues a été longuement discutée. Le terme préféré mpox peut être utilisé dans d’autres langues », souligne l’OMS.

Lire aussi > Variole du singe : L’Europe « dans la bonne direction », selon l’OMS

Si ce nom devait poser un problème dans une langue, l’OMS lancerait des consultations avec les autorités gouvernementales compétentes et les sociétés scientifiques concernées, avant de trancher. Lorsque la flambée de cas de variole du singe a fait son apparition à partir du printemps 2022 « des propos racistes et stigmatisants en ligne, dans d’autres contextes et dans certaines communautés ont été observés et signalés à l’OMS », poussant un certain nombre de pays et d’individus ou organisations à demander un changement de nom, rappelle l’organisation.

Une période de transition

Mpox remplacera complètement monkeypox, après une période de transition d’un an. « Cela sert à atténuer les inquiétudes soulevées par les experts concernant la confusion causée par un changement de nom au milieu d’une flambée mondiale ». La variole du singe tient son nom du fait que le virus a été identifié à l’origine chez des singes destinés à la recherche au Danemark en 1958, mais la maladie se retrouve le plus souvent chez les rongeurs. Elle a été signalée pour la première fois chez l’homme en 1970 en République démocratique du Congo.

Lire aussi > Le monde « ne traite pas de la même façon les crises affectant les Noirs et les Blancs », dit l’OMS

La propagation chez l’homme était jusqu’au printemps limitée à certains pays d’Afrique de l’Ouest où elle est endémique. Mais en mai, des cas de variole du singe, qui provoque de la fièvre, des douleurs musculaires et des lésions cutanées, ont commencé à apparaître rapidement dans le monde, principalement chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes.

Quelque 81.107 cas et 55 décès ont été signalés à l’OMS cette année, dans 110 pays.

Par Belga 

CIM Internet