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Écologie: des chercheurs belges font une découverte « révolutionnaire »

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Oxylum entend bien préserver la nature au maximum. | © Unsplash

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Oxylum, une spin-off de l’Université d’Anvers (UAntwerpen), pionnière dans la transition vers la neutralité carbone, a mis au point une technologie qui convertit le CO2 en produits chimiques durables.

L’entreprise parle d’une “méthode révolutionnaire et écologique”. “L’expérience a fonctionné en laboratoire, il faut maintenant passer à la première réalisation pilote”, commente le CEO Bert De Mot. “Le carbone – aujourd’hui assimilable à un flux de déchets – est présent partout en tant qu’atome de base. Malheureusement, nous tirons ce carbone des combustibles fossiles.” Mais grâce à son nouveau projet, Oxylum entend bien préserver la nature au maximum.

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L’entreprise a mis au point une “technologie électrochimique de réduction du CO2″ qui pourrait inspirer les entreprises en quête de neutralité carbone. L’idée, c’est de mettre au point un procédé afin que les produits chimiques transformés à partir du CO2 puissent à leur tour être utilisés dans les entreprises chimiques, en vue d’une économie circulaire. “Comme les feuilles d’un arbre, nous utilisons le CO2 et l’eau pour fabriquer les éléments constitutifs des produits chimiques renouvelables”, explique M. De Mot. “L’énergie nécessaire est fournie par de l’électricité renouvelable et aucune matière première fossile n’est consommée au cours du processus.”

Vers un plastique d’un nouveau genre

Dans le laboratoire d’Oxylum, le CO2 est converti en produits chimiques de grande valeur tel que l’acide formique, par exemple. Cet acide, aussi appelé acide méthanoïque, est utilisé dans les industries agricole, pharmaceutique et textile. “Actuellement, l’acide formique est produit à partir de gaz naturel, mais nous pouvons le générer directement à partir de CO2 à l’aide de notre technologie”, développe M. De Mot.

Le but ultime de cette spin-off est d’extraire l’éthylène du CO2. “C’est vraiment une matière première de base, dans l’industrie, pour la production de plastiques”, précise encore le CEO. “Aujourd’hui, l’éthylène est extrait du pétrole. En rendant l’éthylène renouvelable, nous pouvons fabriquer un plastique présentant la même structure moléculaire, mais en partant du CO2 au lieu du pétrole”, ponctue-t-il.

Par Belga

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