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La fièvre des fresques obscènes bruxelloises gagne-t-elle New York ?

Si le ou les artistes bruxellois agissent masqués, ce n’est pas le cas outre-Atlantique. La fresque est une commande d’une asbl locale spécialisée dans les arts urbains. | © Instagram, Carolina Falkholt

Société

Un immense pénis a surgi sur un mur du quartier Lower East Side la veille de Noël, suscitant à la fois amusement et gêne chez les locaux. 

Si Bruxelles est bien la capitale du genre, la tendance de la fresque à caractère sexuel semble désormais gagner New York. Le 24 décembre, un pénis haut de quatre étages est effectivement apparu sur la façade d’un immeuble du Lower East Side, quartier branché de la ville. Sur Broome Street, la grosse pomme a donc accueilli un pénis géant comme on en a vu à Saint-Gilles ou à Ixelles par le passé.

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Une œuvre body positive

Si le ou les artistes bruxellois agissent masqués, ce n’est pas le cas outre-Atlantique. La fresque est même une commande d’une asbl locale spécialisée dans les arts urbains. On doit ces coups de pinceau olé-olé à Carolina Falkholt, une artiste suédoise. Elle a également réalisé un vagin un poil plus abstrait sur un autre mur du quartier. Son travail a souvent pour thème le fait « de ne pas se sentir gêné par notre propre corps et par notre identité sexuelle », a-t-elle soufflé au Guardian. Une œuvre body positive difficile à rater.

Quartier partagé

Mais ce n’a pas été du goût de tout le monde et l’imposant pénis a posé problème au quartier. Si certains s’en sont amusés d’autres se sont, justement, sentis gênés. Pour la peintre, l’art est pourtant l’occasion de « parler de tout », explique-t-elle encore au Guardian. Le propriétaire de l’immeuble n’a visiblement pas partagé cette vision des choses et a exigé que la façade soit entièrement repeinte le mercredi 27 décembre. Ne serait-ce que le commencement ?

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