Paris Match Belgique

Découvrez les folles traditions du Nouvel An aux quatre coins du monde

Les Espagnols ont pour habitude d’avaler six raisins noirs et six raisins blancs au rythme des douze coups de minuit pendant "la noche vieja". | © Pexels

Société

Danemark, Japon, Mexique… Certains pays ont des traditions bien à eux pour le réveillon du 31 décembre. Des habitudes loufoques qui perdurent encore aujourd’hui.

Décompte, feu d’artifice et coupe de champagne. Pour nous, il s’agit de la Sainte Trinité qui lance la nouvelle année. Mais le monde est vaste et les traditions du réveillon nombreuses. Tour d’horizon.

L’eau glacée du Canada

C’est bien parce que c’est caritatif. Le fait de se jeter dans l’eau glacée est une tradition canadienne courageuse. Appelée « la baignade de l’ours polaire », elle parvient à motiver des milliers d’habitants à Vancouver, Toronto ou Halifax. Fuseau horaire oblige, les premiers valeureux de ce grand pays se jettent à l’eau à l’est. En 2016, 130 000 dollars canadiens avaient été investis dans l’eau potable au Rwanda, selon Radio Canada.

Le plomb fondu de l’Allemagne

La nouvelle année s’accompagne souvent – feuilletez les pages de vos médias préférés – d’un horoscope complet qui plante le tableau pour 2018. Mais dans certains pays comme l’Allemagne, on trouve des oracles d’un autre type : ils pratiquent la molybdomancie. Outre-Rhin, on lit son avenir dans du plomb fondu dans l’eau froide. C’est le Bleigiessen. Il s’agit ensuite d’interpréter les formes qui en résultent. Une théière ? Il faudra patienter un peu.
Une hache ? Le bonheur est dans le pré, nous explique l’émission franco-allemande Karambolage sur Arte.

 

Le champagne à la cendre de Russie

Au pays de la vodka, on peut compter sur une tradition arrosée. Pas d’alcool à base de patate cependant, mais des bulles et du champagne. Pour le Nouvel An en Russie, on écrit un vœu sur un bout de papier. Ensuite, on le brûle à l’aide d’une bougie et on dépose les cendres au fond d’une coupe de champagne. On la remplit, puis on la boit d’une traite avant que le décompte ne se termine. Le doux prix à payer pour que notre souhait se réalise.

Le Nouvel An à tout casser du Danemark

Chez les danois, on entre dans la nouvelle année de deux manières. Pendant Nytårsaften (le réveillon du Nouvel An, ndlr), on le fait au sens quasi-littéral du terme lorsque l’on saute du haut de sa chaise à minuit précise. On le fait également en brisant la vaisselle en mauvais était accumulée tout au long de l’année sur… le palier de son voisin. Une provocation ? Pas du tout. Un geste d’amitié. Ces deux traditions du pays du « hygge » se perdent un peu.

Pexels

Les poupées, les culottes et les valises du Mexique

En Amérique latine, les coutumes liées à la nouvelle année sont nombreuses. Au Mexique, on porte des sous-vêtements de couleur rouge si on veut trouver l’amour, de couleur dorée si on cherche la fortune. Envie de voyager ? Les Mexicains font un tour du quartier avec une valise dans une main, une liasse de billets dans l’autre, dans l’espoir d’élargir leur horizon. Enfin, ils brûlent de grandes poupées faites de papier et de coton. Certaines représentent des hommes politiques, d’autres symbolisent l’année écoulée qui fait place à la nouvelle.

Les 12 grains de raisin de l’Espagne

Douze grains pour douze coups. Les Espagnols ont pour habitude d’avaler six raisins noirs et six raisins blancs au rythme des douze coups de minuit pendant la noche vieja (la vieille nuit, ndlr). « Cette tradition remonte à 1909, lorsque des vignerons d’Alicante y ont vu un moyen de remédier au surplus de production », raconte Le Petit Journal. Une tradition farfelue qui a gagné de nombreux pays hispanophones par la suite.

Pexels

L’accueil des dieux du Japon

Au pays du soleil levant, on place une décoration réalisée avec des morceaux de bambous et du pin devant sa porte. Ce sont les kadomatsu. Spirituels, les Japonais veulent ainsi guider les dieux du Nouvel An qui descendent dans le royaume terrestre à cette période. « Les décorations de pousses de bambou sur plusieurs niveaux, représentant le ciel, la terre et l’humanité, sont censées attirer les dieux et les esprits de la chance », explique Nippon Connection. Les esprits y restent jusqu’au 7 janvier, puis sont libérés lorsque les décorations sont brûlées dans un temple.

Bonne année dans toutes les langues !

CIM Internet