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L’histoire d’un jeune Belge parti construire son monde de tous les possibles en Colombie

Dans la Sierra Nevada de Santa Marta, Philippe Bekaert a construit son propre eldorado : le "Mundo Nuevo". | © Instagram : mundonuevominca

Société

À l’âge de 27 ans, ce jeune Belge a décidé de partir s’installer en Colombie vers un seul et unique but : l’autosuffisance.

 

Philippe Bekaert fait partie de cette jeune génération qui décide de tout plaquer pour découvrir le monde et vivre « autrement ». Ex-jardinier belge indépendant à Bruxelles, c’est la quête de sens qui l’a poussé à s’envoler pour la Colombie. Son objectif absolu, l’autosuffisance.

Là où tout est possible

Après avoir été formé en économie, c’est à l’âge de 27 ans que Philippe décide de tracer sa route. Usé par ses 14 heures quotidiennes de travail, il aspire rapidement à un autre mode de vie tout en rêvant d’un modèle plus respectueux de la nature et des communautés locales. Dans la Sierra Nevada de Santa Marta (au nord de la Colombie), il a construit son propre eldorado : le « Mundo Nuevo ».

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Dans ce monde de tous les possibles, Philippe Bekaert a mis en place plusieurs projets qui conduisent vers un seul et unique but : l’autosuffisance. Ferme biologique, auberge communautaire, initiatives agricoles… Pas le temps de s’ennuyer sur ce lopin de terre de 49 hectares, étendu entre 550 mètres et 1150 mètres d’altitude en plein cœur des montagnes. Là-bas, Philippe et les membres de sa communauté font régner quatre grands principes : l’eau, l’alimentation, la stabilité économique et l’énergie. Et pour mener à bien son projet et concrétiser ses folles idées, ils peut compter sur les nombreux visiteurs qui posent leurs valises au « Mundo Nuevo » le temps de quelques jours.

Vivre avec peu

Une vie en communauté où chacun participe aux activités de la propriété. “Nous voulons faire de Mundo Nuevo un think-tank, un incubateur, un lieu d’exposition de la vie durable !”, déclare-t-il dans un reportage réalisé pour la RTBF. “Sans eau, il n’y a pas de vie. Mundo Nevo a la chance d’avoir une source d’eau. La stabilité économique nous vient grâce aux voyageurs qui résident ici. L’indépendance énergétique, c’est juste un investissement. Il reste donc l’alimentation et c’est le gros morceau. Notre but final pour une alimentation durable est de cultiver et produire tout ce que l’on consomme, excepté le sel ! », poursuit-il.

Tu te rends compte au final que tu peux trouver ton bonheur dans des choses vraiment très simples.

Derrière ce projet titanesque, c’est surtout un rêve qui se concrétise pour ce jeune Belge audacieux aujourd’hui âgé de 30 ans. « C’est agréable de vivre avec peu, tu te rends compte au final que tu peux trouver ton bonheur dans des choses vraiment très simples. Quand tu le vis, tu l’intègres profondément, c’est un rêve que j’ai depuis tout petit, je suis heureux de le réaliser ». Car pour lui, il y a urgence. « On est dans un moment du développement humain qui est clé, on prend de plus en plus de vitesse dans notre société, c’est maintenant qu’il faut faire des choix judicieux car on a déjà été un peu trop loin dans le processus de dégradation de l’environnement », déclare-t-il encore.

En contact avec la terre mère

En guise de bonus, Philippe et toute son équipe bénéficient d’un voisinage tout particulier. En effet, ils vivent en quasi-cohabitation avec la communauté des indiens Wiwas. Ensemble, non loin de la ferme, ils ont monté le projet du village indigène Awindua dont le but est de promouvoir sa culture et les traditions de ces familles. En parfaite harmonie, tous s’accordent sur une priorité : protéger la Terre et en prendre soin.

Facebook : @MundoNuevoMinca
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