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Comment la N-VA empire à la problématique des drogues à Liège

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Le fédéral s'oppose à la mise en place d'une salle de shoot | © Flickr @ Ricardo A.

Société

Willy Demeyer (PS), le bourgmestre de Liège, manifeste sa volonté d’ouvrir une salle de consommation face au problème de la toxicomanie de rue, dans un entretien accordé à La Libre Belgique vendredi. Il déplore que le fédéral s’y oppose.

Le bourgmestre fait part d’une solution qui a sa préférence: « ouvrir un centre intégré, une salle de consommation avec des services de base socio­-médico­-sanitaires, qui serait un dispositif parmi d’autres. Je trouverai le budget communal pour l’ouvrir« . Il estime que la situation actuelle est « grandement insatisfaisante et elle ne contente personne« : « ces personnes qui sont dans la rue s’injectent les produits sur la voie publique, dans les parkings souterrains, au vu et au su de tout le monde, dans des conditions d’hygiène déplorables (…). Un centre intégré leur donnerait accès à des douches, des toilettes, une tasse de café, à un peu de dignité, une accroche avec des travailleurs sociaux, qui peuvent les ramener vers autre chose, vers la société« , poursuit M. Demeyer.

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Il évoque une « solution qui est réfléchie, réclamée par la Province et tout le secteur d’aide et de soins« , pour laquelle il a déposé une proposition de loi. « Au fédéral, il faut changer trois mots dans l’article 3 de la loi de 1921 (sur le trafic de stupéfiants) », mais des « freins sont dus à une attitude dogmatique« , déplore le bourgmestre. « La N-VA et le CD&V font obstacle parce que, pour eux, c’est tolérance zéro« .

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