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Vente d’étoiles jaunes et de brassards nazis : Leboncoin présente ses excuses

Un internaute a posté samedi une série d'annonces proposant à la vente des objets nazis comme des étoiles jaunes, des casquettes allemandes SS ou encore des brassards nazis. | © Pexels.

Société

Le patron du site français de petites annonces Leboncoin a présenté ses excuses après que des objets nazis ont été proposés à la vente sur la plateforme, tandis qu’une organisation juive annonçait son intention de porter plainte.

Un internaute a posté samedi une série d’annonces proposant à la vente des objets nazis comme des étoiles jaunes, des casquettes allemandes SS ou encore des brassards nazis. Ces annonces, localisées à Argenteuil, en région parisienne, ont été supprimées dans la journée de dimanche.

Indignation et poursuites

« Je présente mes excuses à tous ceux qui, comme moi (…) ont été choqués », a réagi dimanche soir sur Twitter le PDG du site d’annonces le plus utilisé de France, Antoine Jouteau, se disant « indigné » par « le contenu de ces annonces qui ne respectent pas nos règles de parution ». « Elles sont malheureusement passées à travers nos contrôles systématiques qui s’appliquent aux 800.000 nouvelles annonces quotidiennes », a-t-il poursuivi. Le site, a ajouté M. Jouteau, se réserve le droit « d’engager toutes les poursuites nécessaires vis-à-vis de l’auteur et responsable de l’annonce ».

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Des annonces à la « nature antisémite notoire »

De son côté, le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA), qui évoque des annonces « de nature antisémite notoire » a chargé « son conseil (…) de déposer plainte contre les auteurs de cette diffusion illicite », peut-on lire sur son site internet. Il a également demandé au ministre de l’Intérieur et à la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH), rattachée au Premier ministre, de « prendre toutes les mesures administratives et pénales pour faire interdire ce site ».

La loi française punit d’une amende de 1.500 euros le port ou l’exhibition en public d’un uniforme, d’un insigne ou d’un emblème rappelant ceux portés par une organisation criminelle, dont les nazis, rappelle i24news.

(Avec Belga)

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