Paris Match Belgique

Au Japon, des femmes paient pour que des jolis garçons les fassent pleurer

Une pratique pour le moins originale qui porte un nom, le rui-katsu, soit la recherche des larmes. | © Flickr @ MacQ

Société

A priori, les femmes seraient plutôt prêtes à tout faire pour éviter qu’on ne les fasse pleurer. Sauf au Japon, où certaines n’hésitent pas à payer des éphèbes pour qu’ils leur arrachent des larmes.  

Un phénomène sur lequel certains entrepreneurs nippons n’ont pas hésité à surfer. L’un d’eux, Hiroki Terai, a ainsi lancé des « groupes de pleurs » où les participants sont invités à pleurer tandis que beau jeune homme, lui même en pleurs, fait le tour de la salle pour sécher leurs larmes avec un mouchoir.

Lire aussi > Un train reliant Londres et Tokyo, le nouveau projet de Poutine

Une pratique pour le moins originale qui porte un nom, le rui-katsu, soit la recherche des larmes. Et selon ses adeptes, il s’agirait là d’un excellent moyen pour se débarrasser de son stress et s’aérer la tête. De quoi donner envie au réalisateur Darryl Thoms de filmer le phénomène, qu’il met en images dans un bref documentaire, Crying with the handsome man. L’occasion pour lui de remonter aux sources de cette pratique qui donne l’occasion aux Japonais, peu prompts aux crises de larmes, de libérer leurs émotions.

Codifier les larmes

En effet, les Nippons sont particulièrement friands des cérémoniels, qu’il s’agisse du rituel élaboré du thé ou du décorum associé à la constitution de bouquets. En transformant l’acte de pleurer en une cérémonie, cela le codifie, ce qui met les participants dans un état plus propice à laisser couler leurs larmes. Et les éphèbes alors ? Selon les recherches menées par Hiroki Terai, être en présence d’une personne qui nous attire exalterait nos sentiments, et donc l’effet bénéfique d’une bonne crise de larmes.

CIM Internet