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Pourquoi les lendemains de fête deviennent plus difficiles avec l’âge

gueule de bois

En lendemain de vieille. | © Warner Bros

Société

Se remettre d’une soirée trop arrosée est plus difficile à 35 ans qu’à 20. Si l’envie de faire la fête entre amis est toujours présente, c’est évident que le corps n’encaisse plus si bien les excès de l’alcool. Explications.

À 20 ans, un vendredi tequila-sel-citron à foison n’empêche pas de faire un footing le samedi matin et de participer à une autre soirée jusqu’aux petites heures du dimanche, tout en étant frais le lundi à l’université. À 35 ans, le seul exercice du lendemain de veille est le trajet du lit jusqu’au brunch du quartier. Ou encore mieux : jusqu’à la porte d’entrée pour réceptionner la livraison de pizzas. Quelques heures plus tard, toujours en gueule de bois, pas question de sortir à nouveau boire un verre, rien que l’idée d’un verre de gin-tonic vous donne la nausée. La soirée se résumera à Netflix & Chill, sans aucun regret. La seule question qui vient à l’esprit est « Que s’est-il passé ? »

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Un article du New York Times, repéré par Slate.fr, a tenté d’y répondre, en dressant une liste de raisons qui rendent les gueules de bois plus éprouvantes année après année. Pour Lara Ray, spécialiste en psychologie clinique à l’Université de Californie, il s’agirait tout d’abord d’une question d’habitude. Alors que l’étudiant sort et boit manière régulière, son corps reçoit une sorte d’entraînement qui lui permet d’être moins sensible aux excès.

L’alcool et la graisse

Lara Ray apporte un autre argument à ce problème universel, plus physiologique cette fois. « En vieillissant, nous gagnons en graisse ce que nous perdons en muscle. Or à quantité égale, un corps avec un indice de masse graisseuse plus élevé sera davantage intoxiqué par une dose d’alcool », rapporte le site français.

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Si les chercheurs ont encore du mal à évaluer l’aspect scientifique de la gueule de bois, et donc comment l’éviter, d’autres théories apportent leurs éléments de réponse quant à son rapport avec l’âge. Pour certains, ce phénomène est expliqué par la diminution de taux d’enzymes dans le foie, chargés de décomposer et d’éliminer l’alcool. Pour d’autres, il s’explique tout simplement nos responsabilités plus importantes. Entre le travail et les enfants, nous n’avons plus le temps de soigner notre gueule de bois, ce qui la transforme en un véritable cauchemar.

La conclusion est évidente et peu appréciée : la seule façon d’éviter la gueule de bois est de boire modérément, voire pas du tout.

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Alcool âge gueule de bois
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