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Aux Pays-Bas, une police spéciale veille sur les animaux

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Chaque année, la police de La Haye reçoit près de 3 000 appels concernant des animaux en détresse. | © Pexels

Société

Créée en 2010, la police spécialement dédiée aux animaux compte aujourd’hui 250 agents prêts à venir en aide aux boules de poils en détresse aux Pays-Bas.

En matière de protection animale, les Pays-Bas montrent l’exemple. Depuis 2010, le pays compte une unité policière spécialisée dans le secours à nos compagnons à quatre pattes. Ils sont 250 à exercer ce métier à temps plein. Leur rôle ? « Un mélange de protection des animaux et de services sociaux humains, pour trouver des solutions pratiques – comme des visites mensuelles à un chien perturbé et son propriétaire pour s’assurer que tout va bien – et des procédures judiciaires comme des amendes », comme l’explique le New York Times qui a suivi la brigade qui dispose même d’un numéro d’urgence depuis 2011. Chaque année, la police de La Haye reçoit près de 3 000 appels concernant des animaux en détresse.

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Entre appels et patrouilles, le quotidien des policiers est rythmé par les sauvetages. Le quotidien américain raconte celui d’un Jack Russell Terrier coincé sur un balcon au troisième étage, quelques heures avant une importante tempête de neige. Les policiers, alertés par les voisins, ont mobilisé un camion de pompiers muni d’une grue pour placer le chien dans une ambulance animalière. Cette opération a coûté 500 euros, mais le maître devra venir s’expliquer. Il risque une amende de 150€ pour négligence animale.

1 cas sur 5 est un acte malveillant

Si la gravité des situations varie, seulement 20% concerneraient en réalité des actes malveillants. « Évidemment, la première chose à laquelle nous faisons attention, ce sont les animaux. Mais souvent, lorsque vous regardez plus loin, vous voyez que les choses ne vont pas si bien pour le propriétaire des animaux », raconte le sergent Erik Smit, membre de la police des animaux à La Haye, au quotidien américain. La plupart du temps, les policiers effectuent alors des visites régulières pour s’assurer que tout le monde va bien, ajoutant à leur tâche animalière un rôle social et nécessaire.

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Un enjeu politique et sociétal

Suite à la mise en place de cette police lors des élections législatives de 2010, des lois sur la protection des animaux ont également été créées « dans l’intérêt de la santé et du bien-être des animaux et de la santé publique ». Aujourd’hui, Marianne Thieme, à la tête du Parti pour les animaux, qui dispose de cinq représentants sur les 150 de la Chambre, aimerait bien que les pouvoirs de cette unité spéciale soient étendus, notamment pour protéger les animaux d’élevage.

Les animaux —et notre société entière— ont besoin de la police animalière. Il y a un lien direct entre la violence contre les animaux et la violence contre les hommes.

La plupart du temps, les peines infligées pour maltraitance animale sont des travaux d’intérêt général, et éventuellement une interdiction d’acquérir un animal de compagnie pendant un an, précise Slate. « Les peines les plus lourdes peuvent cependant atteindre jusqu’à trois ans de prison ou 20 000€ d’amende ».

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