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Quand le cyber-harcèlement pousse au suicide : le clip choc qui dénonce

Capture d'écran "#BedtimeStories". | © YouTube

Société

Parce que le cyber-harcèlement peut parfois pousser au suicide, une association britannique le rappelle dans une campagne choc intitulée « Bedtime Stories ».

 

En guise de comptine pour s’endormir, les propos font plutôt froid dans le dos. Avant de sombrer sur l’oreiller, nombreux sont les jeunes qui traînent sur les réseaux sociaux pour tomber dans une trappe à cauchemars. Mais en plus de hanter leur nuit, ces cauchemars les poussent parfois à commettre le pire…

Histoire d’horreur

Pour sensibiliser au cyber-harcèlement et son impact sur la santé mentale de nos têtes blondes, l’association britannique PAPYRUS – Prevention of the Young Suicide (« prévention du suicide des jeunes ») a lancé une campagne publicitaire choc. Diffusée ce lundi 5 février, la vidéo intitulée « Bedtime Stories » et repérée par le Huffington Post UK  dénonce un fléau de plus en plus grand, à travers la banalité du quotidien.

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« Bonne nuit, sal*** ! »

Bordée dans son lit, une fillette d’une dizaine d’années écoute attentivement un conte que lui raconte sa mère. Mais l’histoire censée être enchanteresse  se transforme vite en histoire d’horreur. « Tu n’as pas d’amis », « tout le monde te déteste », « tu es grosse et faible », déballe la maman le sourire aux lèvres sur fond de comptine musicale. « J’espère que tu vas mourir », poursuit l’adulte sur un air de moins en moins sympathique avant de conclure son histoire par un direct : « Bonne nuit… sal*** ! » La lumière s’éteint brusquement et la jeune fille se retrouve seule, devant son écran et la peur au visage.

Aucune échappatoire

Avec cette vidéo coup de poing, l’association PAPYRUS vient dénoncer le cyber-harcèlement dont peuvent être victimes les 11-18 ans. Et surtout pointer du doigt les risques de suicide qui en résultent.

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Un message qui fait écho au récent message de la reine des Belges, engagée personnellement dans une campagne de sensibilisation contre le cyber-harcèlement. « Ne permettez pas que le harcèlement en ligne bouleverse la vie de quelqu’un », avait-elle déclaré dans une capsule vidéo adressée aux jeunes victimes de cyber-harcèlement.

 

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