Paris Match Belgique

La police arrête des sans-papiers en plein vernissage d’une exposition

Un évènement organisé par l'ASBL Globe Aroma il y a quelques mois. | © Facebook/Globe Aroma

Société

Alors qu’une exposition débutait à Bruxelles, l’ASBL organisatrice a été la cible d’un contrôle musclé de la police bruxelloise. Sept personnes ont été arrêtées, dont l’artiste principal.

 

C’est une opération musclée qui a eu lieu à l’Espace Vanderborght ce vendredi à Bruxelles, mais surtout incompréhensible pour les membres et soutiens de l’ASBL flamande Global Aroma : 25 policiers ont fait irruption dans le lieu où commençait le vernissage d’une exposition organisée par l’association, et en sont sortis avec sept sans-papiers, qu’ils ont arrêtés.

Les forces de police, venues en nombre, ont prétexté un contrôle de l’ASBL, selon sa directrice Els Rochette, interviewée par la RTBF. Mais les policiers ont immédiatement contrôlé les papiers des personnes présentes, en profitant pour sortir celles qui n’en avaient pas. Parmi elles, l’artiste principal de l’exposition, dont on ignore aujourd’hui où il se trouve.

Lire aussi > À Liège, la solidarité envers les sans-papiers transcende les partis et fait l’unanimité

Les proches de l’association, « un Open Art House à Bruxelles, un refuge artistique où les demandeurs d’asile et les Bruxellois, où le secteur de la migration et le domaine des arts, se rencontrent », se disent choqués et en colère sur les réseaux sociaux. On parle notamment de « rafle ». « Quel drame ! Trop is te veel », assène un internaute. « Wtf« , ont encore simplement commenté les Ateliers Claus, un autre lieu artistique de la capitale.

« Cette semaine, j’ai prononcé un discours dans lequel j’ai rappelé l’importance des lieux artistiques libres », a publié ce samedi sur Twitter Felix De Clerck, le directeur du Flanders Art Institute. « Des lieux de réunion et de débat indépendants. Infiniment nécessaires en démocratie. Hier, la police est entrée dans un tel endroit à Bruxelles« .

Selon les images du photoreporter François Dvorak, plusieurs personnes se sont rassemblées vendredi soir devant le siège de la police bruxelloise pour faire entendre leur mécontentement.

Lire aussi > À l’IHECS, les réfugiés pourront bientôt suivre les cours depuis les bancs d’auditoire

La police de Bruxelles a quant à elle qualifié l’opération de « contrôle multidisplinaire », au cours duquel était également présent le SPF Finances.

CIM Internet