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Enfants autistes maltraités en Tunisie : les images qui scandalisent

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Deux employées et la patronne de l'école privée ont été arrêtées. (Image d'illustration) | © BELGA PHOTO JONAS ROOSENS

Société

La propriétaire et deux employées d’une école privé tunisienne viennent d’être arrêtées après la diffusion d’une vidéo virale montrant des violences faites aux enfants autistes dans l’établissement.

Insultes, coups sur la tête et plaquages contre un mur… Les images violentes ont de quoi susciter l’émotion. Une vidéo, réalisée en caméra cachée, montre de jeunes autistes maltraités par leurs éducateurs dans une école privée en Tunisie. Depuis la diffusion de la vidéo ce dimanche 18 février, une enquête a été ouverte. La police a arrêté deux employées et la patronne de l’établissement, situé à l’Ariana en banlieue de Tunis, qui ont avoué avoir perpétré ces violences. Elles vont être poursuivies pour « torture, mauvais traitements sur mineurs et agression violente contre des enfants », a annoncé le ministère de l’intérieur dans un communiqué.

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« Problème des institutions éducatives »

Ce n’est pas la première que des établissements scolaires tunisiens sont pointés du doigt. Selon l’Association tunisienne de défense des droits de l’enfant, « cet énième témoignage choquant pose avec acuité le problème des institutions éducatives de la petite enfance en général et des enfants handicapés en particulier », selon les propos rapportés par Europe1. Pour son directeur, Moez Chérif, « l’abandon par l’Etat du secteur de la petite enfance aux investisseurs privés » et « le manque de professionnalisme du personnel éducatif » ont mené à une telle situation.

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Mehdi Ben Gharbia, ministre des droits de l’Homme, a pris la parole ce mardi dans une interview accordée à la radio Shems FM, citée par l’AFP : « En Tunisie, nous avons construit une démocratie et nous avons ratifié une série de traités sur les droits de l’Homme mais il faut dire que malheureusement, dans beaucoup d’endroits, écoles et autres, (ce genre d’actes) se produit et notre rôle à tous, c’est d’y mettre fin ». Pour lui, la Tunisie a encore une longue route à parcourir pour éviter que ces débordements ne recommencent. « Le chef du gouvernement s’est personnellement chargé du dossier depuis hier (…). L’important, ce n’est pas seulement de punir ces gens et d’enquêter, c’est comment mettre en place les mécanismes pour empêcher de tels actes à l’avenir », a conclu le ministre.

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