La génération des millennials critiquée en 1 minute 40

La génération des millennials critiquée en 1 minute 40

MTV News | This Guy Just Nailed What it Is To Be A Millennial

This guy just NAILED what it is to be a "Millennial" 😱👌😱👌😱👌😱[Simon Sinek Via Inside Quest]

Publiée par MTV Australia sur Lundi 2 janvier 2017

Vidéo Société

Les millennials, ces jeunes nés en et après 1994 seraient des plus superficiels, paresseux, narcissiques, impatients… C’est en tout cas le portrait critique et peu élogieux dressé par le communicant et consultant britannique Simon Sinek.

 

Simon Sinek, conférencier et auteur de livres sur le management et la motivation (Start with Why: How Great Leaders Inspire Everyone to Take Action) ne prend pas de filtre quand il s’exprime sur les générations Y et Z. Et c’est pas joli joli. Son constat ? Les millennials seraient totalement déconnectés de la réalité : « On vit dans un monde de Facebook et d’Instagram… où on met des filtres sur tout. On est doués pour montrer aux gens à quel point [notre] vie est géniale, même si on est déprimés ». Car oui, les millennials ne seraient pas heureux. Sont en cause quatre facteurs : la famille, la technologie, l’impatience et l’environnement. En ligne de mire, les parents : « on leur (les enfants, ndlr) dit qu’ils sont spéciaux, tout le temps, qu’ils pourront avoir tout ce qu’ils veulent dans la vie uniquement parce qu’ils le veulent ». Ces petits poussins dont tout leur tombe tout cuit dans le bec seraient dans un mal-être profond constant nourri par cette addiction aux technologies :  “On sait qu’être présent sur les réseaux sociaux et sur son smartphone génère une substance chimique, de la dopamine. C’est pour cela que l’on se sent bien quand on reçoit un sms. (…) Et c’est pareil pour nos likes : on retourne dix fois sur Instagram pour voir combien on en a, et si on en n’a pas assez, on se demande si on a fait quelque chose de mal ou si les gens ne nous aiment plus ». On retrouve cette dopamine alias l’hormone du plaisir, quand on boit, quand on fume ou encore quand on joue. Et c’est donc « très, très, très addictif ». Sauf que comme le souligne Sinek, s’il y a des restrictions d’âge dans les domaines de l’alcool, du tabac et des jeux d’argent, il n’y en a pas pour les réseaux sociaux. Il compare cela à laisser un adolescent dans un supermarché et lui demander de prendre tout ce qu’il souhaite comme boissons alcoolisées. Les millennials grandissent ainsi avec un cruel manque d’estime d’eux-mêmes traduit par cette course aux likes et à la reconnaissance de leur paires. Une majorité de leurs relations sont superficielles, et finalement, ils ont peu de « vrais » amis sur qui compter, et ils en sont conscients. Et quand quelque chose ne va pas dans leur vie, ils ne vont pas se tourner vers une personne, mais vers les téléphones, les ordinateurs, les réseaux sociaux… qui leur offre un soulagement temporaire.
On le sait, les scientifiques sont clairs dessus, ON LE SAIT ! Les personnes qui sont le plus sur Facebook souffrent plus de dépression que ceux qui y sont le moins

La solution serait dans la modération

Pour Simon Sinek, les réseaux sociaux ne sont pas à diaboliser non plus et la génération Z n’est pas perdue. Tout comme l’alcool, le tabac et les jeux, il faut juste maîtriser sa consommation et ne pas tomber dans l’excès. Si vous êtes au restaurant avec un ami et que vous passez votre temps à regarder votre smartphone, effectivement il y a peut-être un problème (ou alors, vous passez vraiment une mauvaise soirée) et si « vous regardez d’abord votre téléphone avant de dire bonjour à votre petit(e) ami(e), alors vous êtes accro. Comme toute addiction, avec le temps, ça détruira votre relation, ça vous coûtera du temps, de l’argent, et ça ne fera qu’empirer votre vie ». Et l’impatience de ces millennials n’arrange pas les choses : « Vous voulez quelque chose, vous allez sur Amazon et vous l’avez le lendemain. (…) Je connais des personnes qui attendent la fin des saisons d’une série pour la binge-watcher ensuite. Vous avez un  rencard ? Vous n’avez même pas besoin de réviser vos techniques de drague, vous avez juste à faire glisser votre doigt sur l’écran sur le droite, et hop ! Regardez, je suis un tombeur ! » plaisante Sinek.

On peut tout avoir instantanément, tout ce qu’on veut, sauf une satisfaction professionnelle et des relations durables. Aucune application ne peut donner ça. (…) Ces générations doivent apprendre la patience, car certaines choses qui comptent vraiment, comme l’amour, l’accomplissement dans son boulot, la joie, l’amour de la vie, la confiance… toutes ces choses, prennent du temps. (…) Et parfois, c’est souvent long et difficile.

Les millennials évoluent dans un environnement d’entreprise où les nombres comptent plus que les personnes, où les années comptent plus que la vie en elle-même : « il y a un manque total de leadership (…) on ne leur apprend plus rien, ils ne se sentent plus valorisés. Ils n’ont pas ce sentiment d’accomplissement d’avoir travaillé sur quelque chose pendant des mois, voire des années ».

 

Cette vision assez sévère fait echo à une étude menée en 2016 par Deloitte. La vidéo a déjà été visionnée plus de 4 millions de fois et a suscité de vives réactions que ce soit du côté des millennials que des autres, se sentant aussi concernés par ce (triste mais vrai ?) constat qui n’est finalement pas si générationnel que ça.

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