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L’extradition vers les États-Unis se précise pour Kim Dotcom

En 2015, la Haute cour néo-zélandaise avait déjà tranché en faveur de l'extradition du pirate. | © AFP PHOTO / Michael Bradley

Société

Le fondateur de l’ex-plateforme de téléchargement illégal Megaupload a vu se solder son appel en justice par un nouvel échec : la Nouvelle-Zélande autorise une fois de plus son extradition vers les États-Unis, où il risque 20 ans de prison.

La Haute cour de Nouvelle-Zélande a donné lundi son feu vert à l’extradition vers les Etats-Unis du fondateur du site de téléchargement Megaupload Kim Dotcom, accusé par Washington d’avoir été l’architecte de pillages en ligne massifs. Les avocats du ressortissant allemand, dont le vrai nom est Kim Schmitz, ont quant à eux annoncé leur intention de former un recours contre l’arrêt de la Haute cour, qui venait confirmer un jugement de première instance rendu en décembre 2015.

AFP PHOTO / MICHAEL BRADLEY – Kim Dotcom en 2015, lors du premier jugement.

« Nous ne sommes certainement pas battus », a déclaré dans un communiqué l’avocat Ron Mansfield en qualifiant cette décision d’« extrêmement décevante ». Dotcom lui-même s’est insurgé contre la décision sur Twitter, faisant notamment référence à la « Sharia ».

Dans l’affaire, Kim Dotcom gagne et perd tout à la fois. En effet, alors que l’accusé était d’abord accusé sous des charges de violation du copyright – qu’il est parvenu à contester devant la cour -, désormais, il est poursuivi pour conspiration dans l’intention de frauder. Le juge de la Haute cour Murray Gilbert a ainsi de son côté jugé que suffisamment d’éléments étaient réunis pour justifier l’extradition de Kim Dotcom et de trois autres fondateurs de Megaupload.

L’affaire avait éclaté en janvier 2011 lorsque la police néo-zélandaise avait mené un spectaculaire raid matinal au domicile luxueux de Kim Dotcom. Le département américain de la Justice et le FBI l’accusaient alors d’avoir orchestré un pillage en ligne à grande échelle grâce à Megaupload, son emblématique plateforme de téléchargement direct, qui a été fermée par la justice américaine. Le site permettait notamment de télécharger illégalement des films et de la musique.

AFP PHOTO / Michael BRADLEY / AFP PHOTO / MICHAEL BRADLEY – Ici, le « manoir Dotcom ». Les activités de Kim Schmitz lui avaient permis de s’enrichir considérablement.

Kim Dotcom et trois anciens de Megaupload – Finn Batato, Mathias Ortmann et Bram van der Kolk – sont accusés d’avoir tiré de leur activité 175 millions de dollars de profit et causé plus d’un demi-milliard de dollars de pertes aux ayants-droit des oeuvres musicales, films et autres produits piratés. Recherché pour fraude, racket et blanchiment, Kim Dotcom se défend de toute infraction, en se présentant comme un entrepreneur du net et accuse la justice américaine de mener une vendetta demandée par les puissants studios de Hollywood.

En cas d’extradition aux Etats-Unis, il encourt 20 ans de prison.

Avec Belga

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