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Oui, les parents ont bien un enfant préféré

41% des parents justifient ces préférences par la ressemblance que peut avoir leur progéniture avec eux. | © Pexels

Société

Les parents et grands-parents peuvent-ils faire preuve de favoritisme envers leurs (petits-)enfants ? Une enquête a été menée et le résultat pourrait en décevoir quelques-uns.

Les adultes ont-ils un enfant favori ? La question fâche et pourtant, les sites Mumsnet et Gransnet dédiés aux parents et grands-parents ont tenté d’y répondre en menant une enquête auprès de leurs utilisateurs. D’après le journal The Independent, près d’un quart des parents ont avoué avoir une petite préférence au sein de leurs enfants. Les plus âgés diront « je le savais » : plus de la moitié affirme qu’ils ont une légère préférence pour le benjamin de la famille. Un choix qu’ils justifient par le comportement de l’enfant puisque 61% des adultes trouvent les autres frères et sœurs plus « difficiles ou exigeants ». À l’opposé, 26% des parents sondés avouent plutôt favoriser l’aîné. Un résultat qui alimente « le syndrome de l’enfant du milieu », l’enfant sandwich qui serait isolé.

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Un enfant drôle, à notre image

41% des parents justifient ces préférences par la ressemblance que peut avoir leur progéniture avec eux : « C’est parce que c’est l’enfant en qui je me reconnais le plus ». Et s’il a de l’humour, alors là, c’est le must.

Les grands-parents ont aussi leur petit chouchou puisque 42% des utilisateurs de Gransnet ont déclaré préférer un de leurs petits-enfants. Dans ce cas-ci, l’enquête ne précise pas d’où vient ce favoritisme.

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Effets néfastes

Malgré ces résultats, la majorité des parents interrogés estime qu’il est « affreux » de placer un enfant sur la première marche du podium. Plus de trois quarts estiment que cette préférence pourrait avoir des effets néfastes sur les autres enfants de la famille. « Le favoritisme est l’un des derniers tabous et peut provoquer beaucoup de culpabilité, il est donc important de préciser que ressentir plus d’affiné pour un enfant en particulier est assez commun, et que cela ne doit pas être désastreux pour autant », a déclaré Justine Roberts, fondateur de Gransnet, dans des propos rapportés par The Independent.

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Ce n’est pas la première fois qu’une telle étude est menée. Déjà en 2016, l’Université de Californie s’était penchée sur la question et le résultat publié par The Independent montrait aussi une préférence, même si les tendances s’inversaient : l’enfant plus âgé est le favori.

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