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La courtoisie au volant réduit les risques d’accident

Au volant, notre agressivité se transmet, de véhicule en véhicule. | © BELGA / ERIC LALMAND

Société

Soyez-courtois, l’automobiliste voisin vous le rendra. C’est le message véhiculé chaque année durant la semaine de la courtoisie au volant. Objectif : réduire les incivilités et, in extenso, les risques d’accidents.

Il n’est pas encore 9h du matin, la pluie ruisselle sur votre pare-brise, vous êtes coincé dans les bouchons, vous en voulez au motard qui slalome entre les files. À la radio, juste avant la météo de Denis Collard, c’est la même rengaine : c’est bouché à Grand-Bigart, au carrefour Léonard, dans la plupart des tunnels bruxellois. L’automobiliste devant vous n’avance pas alors que le feu est vert. Vous klaxonnez, vous criez, écrasez l’accélérateur pour atterrir dans un carrefour congestionné par la faute des autres, mais jamais la vôtre. Au passage, vous manquer de renverser un cycliste, qui n’avait qu’à pas être là. Ça vous rappelle quelque chose ?

La courtoisie au volant, c’est contagieux

Au volant, la courtoisie prime rarement. Pourtant, garder son sang-froid est bénéfique tant pour la sécurité routière que pour la fluidité de la circulation. Selon une étude menée en 2017 par l’Agence Wallonne pour la Sécurité Routière (AWSR), « 84 % des personnes interrogées disent que si quelqu’un les laisse passer dans un embouteillage, ça leur donne envie de faire pareil pour un autre usager et trois quart se sentent valorisés lorsqu’un piéton les remercie de le laisser traverser. » L’AWSR estime par ailleurs qu’en combinant courtoisie et respect du code de la route, le nombre de blessés pourrait être réduit de 27 % et le nombre d’accidents mortels de 48 %.

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… Mais l’agressivité, aussi

À l’inverse, un comportement agressif génère d’autres comportements agressifs. D’après un travail publié en 2015 par la London School of Economics and Political Science auprès de 9.000 conducteurs dans 15 pays européens, 55 % des conducteurs sondés ont admis qu’ils se sentent énervés ou provoqués par un conducteur sur la route. Et qu’ils pourraient le faire payer à un autre automobiliste. Autrement dit : le comportement des autres peut nous amener à adopter une attitude dangereuse qui influencera elle-même le comportement des autres… Bref, pour garantir la sécurité de tous mieux vaut privilégier une attitude positive. D’autant que s’énerver ne fait ni disparaître les piétons, ni les bouchons.

 

 

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