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OVNI : une vidéo de la NASA ravive les croyances autour d’une existence extraterrestre

Une théorie conspirationniste pense que l'agence spatiale américaine camoufle de lourds secrets autour des ovnis. | © 2001 Universal Studios

Société

L’apparition possible d’ovnis aux abords de la Station spatiale internationale (ISS) dans une récente vidéo a réattisé les suspicions autour d’une existence extraterrestre. Entre théorie complotiste et bienséance scientifique, les phénomènes spatiaux non identifiés continuent d’agiter le commun des mortels.

Des ovnis auraient-ils rodés autour de la Station spatiale internationale ? C’est en tout cas la question que l’on se pose en regardant une vidéo récemment publiée par la NASA. Les images capturées par l’agence spatiale américaine laissent entrevoir six objets non identifiés, en arrière plan de l’ISS. Ce vendredi 17 février, la retransmission directe fut soudainement interrompue, aussitôt les corps étrangers repérés. Phénomènes sortis de nulle part ? Ovnis tout droit venus d’une autre galaxie ? Les jeux sont ouverts.

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Quand la science-fiction devient réalité

À l’heure où la théorie du complot plane sur nos sociétés modernes, les bizarreries spatiales observées près de l’ISS ravive d’une cuillerée d’huile sur le feu tous les fantasmes autour d’une potentielle présence extraterrestre. Lumières fluorescentes, soucoupes volantes, visions fantasmagoriques… La spéculation sur l’existence des extraterrestres remonte à l’Antiquité. Des rumeurs de voisinage à l’observation scientifiquement démontrable, toutes sortes d’histoires ont progressivement nourri la croyance populaire jusqu’à faire des phénomènes spatiaux l’un des sujets les plus aguicheurs de tous les temps. Un sujet porteur qui a su se vendre sur les toiles et dans les librairies et dont certains se sont servis pour nourrir toute une série de conspirations.

Mais ces étranges observations n’apparaissent pas que dans les films de science-fiction. Au Comité belge d’étude des phénomènes spatiaux (COBEPS), on collecte, analyse et effectue des recherches sur les bizarreries de l’espace, alias les Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés (PAN). Ici, entre 80 et 100 observations sont enregistrées par an. Sur base de témoignages récoltés sur son site, l’Association mène des enquêtes approfondies pour éluder les mystères cosmiques de Bruxelles et de la Région Wallonne. « Même si dans la grande majorité des cas, on trouve rapidement une explication, il y a – au terme de nos études – un faible résidu où l’on ne trouve pas d’explication », raconte un membre du Comité. « Quand on a affaire à un phénomène non identifié, ça ne veut pas dire et j’insiste, que c’est un phénomène qui vient d’ailleurs. C’est simplement le fait que l’on ne peut pas réunir suffisamment d’informations que pour l’identifier et que l’on reste devant un point d’interrogation ».

Sorti en octobre dernier, le film « Arrival » signé par Denis Villeneuve tente de nous faire entrer en contact avec des extraterrestres pacifiques.

La NASA, une autre « grande muette »

Ce n’est pas la première fois que la NASA filme des ovnis. À force d’interrompre ses retransmissions en direct, en pleine apparition d’un phénomène étrange, l’agence gouvernementale s’est construite une mauvaise réputation. Soupçonnée d’étouffer intentionnellement la présence d’une vie extraterrestre, la NASA a dû une nouvelle fois se défendre. Suite à la retransmission montrant les six objets sphériques survolant l’ISS, elle s’est empressée de remplacer les images par une autre diffusion vidéo en se justifiant d’un « problème technique ». Excuse courante venant de l’agence spatiale américaine qui ne fait rien pour apaiser les interrogations.

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La vidéo initiale a pourtant été interceptée par l’observateur d’ovni Streetcap1 qui, avec la collaboration d’un groupe d’ufologues, a conclu qu’il s’agissait bel et bien d’une « flotte d’objets volants non identifiés survolant la Station spatiale internationale », selon Tyler de Secure Team.

Nous avons vu au moins six ovnis passant derrière l’ISS. À en juger par la distance, je suppose que la taille de ces objets, quels qu’ils soient, est assez grande.

Les déclarations de ces chasseurs d’ovnis professionnels ont suffi pour raviver la théorie conspirationniste qui pense que « la NASA sait tout mais ne dit rien ». L’agence spatiale censurerait-elle ses vidéos dès qu’une présence gênante ferait surface ? Camouflerait-elle, comme d’autres autorités mondiales, des secrets bien gardés sur les ovnis ? « Une chose est claire, c’est que dès qu’on pose des questions un peu curieuses sur des phénomènes pareils à des grandes agences comme la NASA, elles font généralement un petit pas en arrière », explique le COBEPS. « Mais s’ils éludent la question ou tentent de noyer le poisson dans l’eau, ça ne veut pas forcément dire qu’ils cachent de lourds secrets ».

« Personne ne peut dire que c’est impossible »

Au fil du temps, l’envie de percer l’énigme ne cesse de démanger. Malgré les indices, les photographies et vidéos d’ovnis ne seront jamais la preuve suffisante d’une existence extraterrestre. « Il y a de plus en plus de scientifiques et d’astrophysiciens qui disent qu’il y a probablement une vie quelque part ailleurs », raconte le membre du Comité. « Mais ça n’explique pas que cette vie, si elle existe, vienne se manifester sur Terre en envoyant des faisceaux lumineux et des soucoupes volantes au beau milieu d’un champ de vaches ».

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Devant les points d’interrogation, pas question d’esquiver la piste surnaturelle. L’Association belge se rappelle d’un des cas les plus étranges survenus en Belgique : le triangle d’Engis. Le 12 février 2011, dans la province de Liège, le zoning d’Engis est surplombé par trois lumières clignotantes formant un triangle gigantesque, digne des meilleurs films de science-fiction. Un témoin plus que fiable, des mois d’investigation mais toujours pas d’explication rationnelle. « C’est une enquête éminemment curieuse et complexe dont le dossier est toujours en cours ». Un cas survenu plus de vingt ans après la « vague belge d’ovnis », un déferlement de témoignages sur le sujet survenus entre 1989 et 1991.

Il y a un grand flou qui enveloppe tous ces phénomènes mais personne ne peut dire que c’est impossible.

Des situations étranges qui réveillent « toutes les palettes du comportement humain face à l’inconnu ». Déni, frayeur, curiosité, réinterprétation, complotisme, etc. « L’individu peut réagir de mille façons différentes devant un phénomène qu’il ne connaît pas », ajoute le Comité d’étude. Si des astronautes de la NASA ont déjà avoué avoir observé certains phénomènes étranges, rien ne peut encore prouver que la NASA possède effectivement des documents top secrets. Les raisons de son silence restent tout aussi incertaines. De quoi relancer le débat sur un mystère qui reste entier.

 

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