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#FlowerPotHoles : Un Bruxellois dénonce le mauvais état des routes avec des fleurs

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Société

En plein centre-ville et au beau milieu d’une bande de bitume défoncée, Anton Schuurmans a planté une fleur… et une nouvelle tendance ?

Ils sont semble-t-il partout : au creux des trottoirs, au beau milieu d’une bande, sur les pistes cyclables ; les trous dans les chaussées belges sont presque devenus légendaires tant ils habitent depuis longtemps les routes du Royaume, vainquant systématiquement les travaux et la vindicte des conducteurs.

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Alors aux grands maux, les beaux remèdes : place au pouvoir des fleurs. À Bruxelles, Anton Schuurmans, un citoyen actif au sein du CD&V, a choisi de dénoncer le mauvais état des routes de la ville à sa manière, douce, mais efficace. Dans une vidéo publiée sur Twitter et YouTube, on voit l’homme jardiner tranquillement au beau milieu d’une artère de la capitale : ce renfoncement de la chaussée, abandonnée par les travaux publics, sera le lieu idéal pour ses boutures de jonquilles.

Et étonnement, sa démarche fascine les passants, et même les chauffeurs de bus, qui évitent les fleurs jaunes avec malice. Et si la petite plantation n’a pas duré, la marche à suivre est simple pour faire comme Anton Schuurmans : « 1/ Choisir votre rue pleine de trous, 2/ Élire le plus profond que vous pourrez trouver, 3/ Jeter un peu de terreau dans le trou, 4/ Ajouter une jolie fleur, par exemple une jonquille, 5/ La rempoter dans le trou, 6/ Donner à la jonquille un peu d’eau », décrit le Bruxellois. Et c’est tout : vous avez participé au mouvement #FlowerPotHoles.

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Car fort heureusement, même si l’on voit Bruxelles comme la capitale de la chaussée défoncée, d’autres villes sont également à plaindre. Et leur complainte jamais entendue a donné naissance au « #FlowerPotHoles challenge », au sein duquel des citoyens plantent leurs revendications. De New York à Alberta, en passant désormais par Bruxelles, les fleurs prennent le pouvoir.

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