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Ce qu’il faut savoir sur la prise d’otages dans un supermarché en France

prise d'otages

Image d'illustration. | © MAXPPP

Société

Une prise d’otages était en cours vendredi dans un supermarché de Trèbes, près de Carcassonne, dans le sud de la France, par un individu se réclamant du groupe Etat islamique (EI), selon les autorités judiciaires. Le premier bilan est de deux morts et de douze blessés.

Vers 11h15 vendreid 23 mars, un individu est entré dans un supermarché Super U de Trèbes, près de Carcassone et « des coups de feu ont été entendus », selon les premiers éléments de l’enquête rapportés par nos confrères de la Libre. « Nous vivons un drame » explique Eric Menassi, maire de Trèbes, à BFMTV. Plus tard, le maire a annoncé que les personnes retenues en otages ont été relâchées, rapporte Belga. La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie et le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a annoncé qu’il se rendait sur place.

Douze blessés et deux morts

Le preneur d’otages, qui se revendique de Daech selon le parquet, a d’abord ouvert le feu sur un groupe de quatre CRS avant de se rendre dans le supermarché. L’un des quatre CRS a été touché à l’épaule, et a directement été transporté à l’hôpital, d’après Le Figaro. L’agent faisait son jogging avec trois collègues lorsque l’homme a ouvert le feu depuis sa voiture. Cinq coups de feu auraient été tirés. Le tireur aurait ensuite pris la fuite en direction du Super U où il s’est barricadé. Selon un témoin, l’auteur des faits aurait crié « Allah Akbar » en entrant dans le supermarché.

D’après BFMTV, entre les deux événements l’assaillant aurait braqué un véhicule, abattant le passager et blessant grièvement le conducteur. C’est à bord de cette voiture qu’il aurait pris la direction du supermarché.

Le bilan est de trois morts et douze blessés sont à déplorer. D’après le maire de Trèbes, un client du magasin et un employé du magasin auraient perdu la vie, ainsi que le passage du véhicule braqué. Peu après 14h30, rappelle nos confrères de La Libre, le preneur d’otages a été abattu par les forces spéciales, comme l’ont confirmé des sources proches de l’enquête à l’AFP. Le gendarme, un lieutenant-colonel, retenu en otage a été gravement blessé par balles pendant l’assaut.

Constante menace

Cette prise d’otages rappelle celle effectuée le 9 janvier 2015, deux jours après la tuerie de Charlie Hebdo : Amédy Coulibaly avait retenu les clients et le personnel de l’Hyper Cacher de la Porte de Vincennes. La prise d’otages avait fait quatre morts. Amédy Coulibaly avait été abattu par les forces de l’ordre. Depuis cette vague d’attentats djihadistes sans précédent qui ont fait 241 morts, la France vit sous une constante menace terroriste.

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