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Consommation de viande : des effets sur le climat à nuancer

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On prend les mêmes et on recommence : après la Tournée Minérale, place aux Jours sans viande. Le principe : réduire sa consommation de viande et de poisson pendant 40 jours au moins, afin de sensibiliser à l’impact de nos habitudes alimentaires sur l’environnement. 

La campagne « Jours Sans Viande », qui en est à sa sixième édition en Flandre, sera lancée pour la première fois en Wallonie et à Bruxelles du 1er mars au 15 avril. L’objectif n’est pas de défendre un végétarisme complet mais bien d’inspirer un maximum de citoyens à adopter un mode de vie plus durable en mangeant moins de viande et de poisson pendant 40 jours.

Période de carême

Une campagne au timing hautement symbolique. Bien que la campagne coïncide avec le carême, elle n’est pas liée à une conviction religieuse. Comme l’explique Stéphanie Kint, chargée de la communication de la campagne, « cette période symbolique est traditionnellement un temps de réflexion et nous l’avons jugée propice pour inciter les citoyens à réfléchir à l’impact de leur consommation sur la planète« .

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©Belga – Faire le plein de légumes pour sauver la planète ?

Dérèglement climatique

Selon les initiateurs du projet, « la consommation de viande et de poisson a de graves conséquences sur l’empreinte écologique, non seulement à cause des gaz à effet de serre qui sont émis, mais aussi en raison de l’énorme consommation d’eau et de terre nécessaires à leur production. La consommation de viande est en fait l’une des causes les plus importantes du dérèglement climatique ».

Impact à nuancer

Un impact qu’il serait toutefois bon de nuancer, s’il faut en croire des chercheurs de Gembloux  qui se sont penchés sur le sujet. Ainsi, « l’activité agricole est surtout concernée par la production de CH4 et de N2O et représente 45 % des émissions globales de ces deux gaz« . Soit une contribution de 15 à 20 % au réchauffement global.

Les émissions agricoles de GES sont conséquentes mais stables – Belga

L’industrie et l’habitat en cause

Point positif: « les émissions agricoles de GES sont stabilisées depuis les années 90 alors que la productivité agri- cole continue à croître. L’agriculture ne contribue donc pas à l’augmentation globale actuelle de la production de GES, laquelle est due principalement à l’accroissement des émissions consécutives à l’utilisation des énergies fossiles liées au transport, à l’industrie et à l’habitat« .

Au pain et à l’eau

Vu sa contribution significative au réchauffement de la planète, il est toutefois nécessaire que le secteur de l’agriculture se remette en question selon les chercheurs. En attendant, c’est la population qui est mise à contribution, avec un nouveau défi à relever pour tenter de changer les mentalités.
Un petit cocktail sans alcool pour faire passer vos 40 jours sans viande ?

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