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Pour les vegans, les œufs et les poussins de Pâques sont tout sauf mignons

Avant de démarrer la chasse, certains ont tenu à rappeler la souffrance animale cachée derrière les œufs. | © Flickr : Caro-Wallis

Société

Poules, poussins, agneaux ou encore lapins, plusieurs vegans profitent des « joyeuses Pâques » pour rappeler la dure réalité qui se cache derrière l’imagerie charmante et romantique de cette fête.

 

Derrière ses poules en chocolat et ses poussins en papier mâché, Pâques cache pour certains une réalité bien moins plaisante qu’elle n’y parait. Tandis que les uns partent à la chasse aux œufs multicolores, se pourléchant de douceurs à croquer, d’autres s’évertuent à marteler que non, non et encore non : les célébrations pascales n’ont rien de mignon.

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C’est notamment le cas de l’association de défense animale Bite Back qui a profité de la fête chrétienne pour attirer l’attention sur « la souffrance animale cachée derrière les œufs ». Ce samedi 31 mars, l’asbl qui prône l’alimentation végétalienne a mené plusieurs actions à Hasselt, Anvers et Charleroi pour rappeler le quotidien terrifiant des poussins, stars malgré eux d’une fête qui les montre sous un jour si mignon.

De l’image romantique à la dure réalité

Pourtant, chaque année en Belgique, 15 millions de poussins mâles nouveaux-nés sont gazés ou déchiquetés car ils ne pourront pas produire d’œufs, affirme-t-on. Dès la sortie de l’œuf, les becs sont coupés sans anesthésie. Les poussins sont ensuite transportés à l’abattoir et transformés en produits carnés et en aliments pour chats. Un tableau qui vient ternir celui des « Joyeuses Pâques » qu’on s’entend répéter au voisin, le sourire aux lèvres (encore bavantes de chocolat).

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« L’image romantique que beaucoup de gens ont de ces doux poulets de Pâques ne correspond pas à la dure réalité », explique Benjamin Loison, porte-parole de Bite Back. « L’affection se transforme rapidement en horreur dès que l’on prend conscience du déchiquetage vivant ou de la gazéification de ces millions de petites balles jaunes ». Un discours qu’aurait pu également tenir l’association Animal Rights, qui dénonçait en juin dernier les pratiques atroces effectuées sur les poussins dans un élevage industriel de poulets, à Tielt (Flandre occidentale).

Flickr : owly9

Lapins abandonnés et agneaux sacrifiés

À l’heure où tintinnabulent les cloches de Pâques, le discours vegan reste le même pour les poules en sucre dont on se lèche les doigts et les lapins dont on croque les oreilles chocolatées. Sans parler du traditionnel agneau de Pâques « qui remporte toujours autant de succès », mais qui continue de révolter les défenseurs des animaux. À la veille du week-end de Pâques, la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) au Canada a ainsi lancé un appel, déconseillant fortement d’offrir un lapin en cadeau, une coutume vouée à l’abandon.


Traduction : S’il vous plaît, n’achetez pas un lapin pour Pâques pour vous-même ou comme cadeau, à moins que vous soyez prêt pour un engagement de 8-10 ans.

Traduction : « Jésus est censé être un symbole de paix, alors quelle meilleure façon de célébrer sa résurrection qu’en mangeant la jambe d’un être innocent qui a été forcé à endurer une vie d’esclavage et de torture avant une mort violente ? »

Traduction : « Dans l’industrie des œufs, les femelles sont obligées de pondre jusqu’à ce que la production diminue et qu’elles soient abattues vers l’âge de 18 mois. Les mâles sont inutiles à l’industrie car ils ne peuvent pas pondre des œufs vivants ou jetés. Il est temps d’arrêter les œufs. Il est temps de devenir vegan. » 

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