Paris Match Belgique

L’émergence de l’État islamique rendue possible par la corruption des élites

Les ruines de Palmyre, détruites par des années de combat entre l'Ei et les forces syriennes | © Belga

Société

Les gouvernements occidentaux doivent lutter contre la corruption qui a contribué, en Irak, en Libye et au Nigeria, à l’émergence de mouvements radicaux comme le groupe État Islamique ou Boko Haram, dénonce l’ONG Transparency International.

« Les mouvements radicaux comme le groupe État Islamique prospèrent quand les gens perdent toute confiance en ceux qui sont au pouvoir, quand les responsables profitent de la misère du plus grand nombre, quand la police exploite plutôt qu’elle ne protège et quand les opportunités économiques sont trustées par une minorité » , souligne l’ONG dans un rapport de son antenne britannique intitulé Le grand tournant: la corruption et l’émergence de l’extrémisme violent.

Lire aussi : Bachar el-Assad « pas reconnaissant » envers la Belgique

 Belga

Alternative à la corruption

Transparency International note également que les groupes comme l’EI et Boko Haram se servent de la corruption pour recruter, se présentant comme une alternative aux autorités corrompues. « S’attaquer à la corruption devrait être la priorité numéro un » , appelle-t-elle de ses voeux, notant qu’il « y a des étapes pratiques qui peuvent être prises diplomatiquement comme le refus de visas ou le gel des avoirs pour commencer à traiter la corruption des élites ».

Vigilance constante

Selon un rapport publié par l’ONU début février, le groupe djihadiste État islamique se trouve militairement sur la défensive, en raison d’une chute de ses revenus et d’une moindre capacité à attirer de nouvelles recrues. Le rapport de l’ONU demande cependant aux gouvernements d’être vigilants car le groupe EI va chercher à trouver d’autres sources de revenus et pourrait, pour ce faire, procéder à des enlèvements de journalistes ou de travailleurs humanitaires.

– avec Belga

 

CIM Internet