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L’étoile la plus éloignée de notre système solaire s’appelle Icare

Son vrai nom, c'est "MACS J1149 + 2223 Lensed Star-1". | © Pexels / Jakub Novacek

Société

Surnommée Icare, l’étoile la plus lointaine jamais observée a été découverte ce lundi 2 avril grâce au télescope spatial Hubble.

 

Son vrai nom, c’est « MACS J1149 + 2223 Lensed Star-1 ». Et si dans le jargon astronomique, on l’appelle « supergéante bleue », celle-ci a tout particulièrement hérité du surnom « Icare ». Mais contrairement au fils de Dédale qui a fini par se brûler les ailes en volant trop près du soleil, l’étoile elle continue de briller de mille feux et ce, malgré les milliards d’années lumières qui la séparent de la Terre.

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Ce lundi 2 avril, le télescope spatial Hubble de la Nasa a permis une découverte unique : celle de l’étoile la plus éloignée de notre système solaire observée jusqu’à présent. Située a environ 9 milliards d’années-lumières de la planète bleue, Icare a été observée un million de fois plus lumineuse et environ deux fois plus chaude que l’astre suprême, le roi Soleil, avec une température en surface évoluant entre 11 000 et 14 000 degrés.

Une étoile à remonter le temps

Si cette supergéante bleue est officiellement devenue l’étoile LA plus lointaine, c’est aussi parce qu’elle se trouve dans une galaxie spirale 100 fois plus éloignée de nous que les autres étoiles précédemment observées. À l’exception des objets, comme les explosions de supernova, qui marquent la mort de certains astres. Une distance telle qu’il semble difficile d’être en mesure d’observer ce petit point lumineux nommé Icare.

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Mais grâce à un phénomène appelé « lentille gravitationnelle » (flexion de la lumière par des amas très massifs de galaxies entre l’observateur et la source lumineuse qui permet de rendre visibles certains objets célestes normalement indétectables), les scientifiques on pu repérer l’étoile. « La partie de l’univers où l’on peut voir des étoiles est très petite, mais cette sorte de bizarrerie de la nature nous permet de voir des volumes beaucoup plus grands », a déclaré l’astronome Patrick Kelly, de l’université du Minnesota, auteur principal de la recherche publiée dans la revue Nature Astronomy.

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Comme l’ont souligné les scientifiques, observer cette étoile revient à remonter le temps, alors que sa lumière a pris tant de temps à atteindre la Terre, quand l’univers avait moins d’un tiers de son âge actuel. « Nous serons maintenant en mesure d’étudier en détail à quoi ressemblait l’univers – et en particulier comment les étoiles ont évolué et quelle est leur nature – presque jusqu’aux premières étapes de l’univers et aux premières générations d’étoiles », concluent les auteurs de l’étude.

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