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Le fisc veut partir à la chasse aux Airbnb

La plateforme de location de particulier à particulier a été fondée en 2008 par deux Américains. | © ©PHOTOPQR/L'ALSACE

Société

Nombre de revenus liés à Airbnb glissent pour l’instant entre les doigts du fisc belge. Pour y remédier, il attend désormais de la plateforme de locations des informations détaillées sur les propriétaires. De son côté, Airbnb les protège pour l’instant derrière la loi relative à la protection des données personnelles. Un « loophole » qui pourrait disparaitre aux termes de négociations.

Le fisc est en négociation avec Airbnb afin d’obtenir des données sur les utilisateurs de la plateforme mettant leur bien en location. « Nous sommes au début des discussions, mais espérons trouver un accord », a indiqué mardi le porte-parole du SPF Finances Francis Adyns en réaction à un article paru mardi dans l’Echo et De Tijd.

Selon les deux journaux, l’administration fiscale entamera bientôt des contrôles systématiques des propriétaires Airbnb afin de détecter ceux qui ne déclarent pas leurs revenus locatifs perçus via la plateforme. Le SPF Finances constate en effet qu’une partie importante des revenus ne sont pas ou pas totalement déclarés. Mais pour ce faire, l’administration doit trouver les propriétaires qui mettent leur bien en location, une tâche qui nécessite beaucoup de temps et d’énergie. « Si nous pouvons obtenir les informations directement des plateformes, c’est plus fiable », selon M. Adyns.

©JENS KALAENE/dpa – L’outil en ligne permet la location de logements dans 191 pays à travers le monde. 

« Les tiers disposant d’informations intéressantes pour le fisc peuvent être contraints de les transmettre », ajoute-t-il. Dans ce contexte, un accord avec Airbnb préciserait les conditions selon lesquelles ces données seraient partagées avec l’administration, mais on en est encore loin.

Pas d’accord à ce jour

Du côté d’Airbnb, le porte-parole Bernard D’heygere souligne que la société fournit déjà beaucoup d’efforts afin d’informer ses utilisateurs de leurs devoirs. « Le partage des données sur les utilisateurs ne peut avoir lieu qu’après une requête juridique valide, conformément à la loi sur la vie privée et la protection des données », invoque la société dans un communiqué transmis à Belga. « Nous prenons les procédures juridiques au sérieux et réagissons en conséquence. Il n’y a pas d’accord avec le SPF Finances au sujet du partage de données personnelles ».

Les « hôtes » récalcitrants risquent une amende de 50 à 1 250 euros, ainsi qu’une hausse du taux d’imposition sur les revenus non déclarés allant de 10 à 200%.

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Avec Belga

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