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Pourquoi prendre votre chien en avion n’est pas une bonne idée

S'envoyer en l'air, tout sauf une partie de plaisir pour les animaux domestiques | © Facebook @ San Francisco SPCA

Société

Aux États-Unis, un chien est mort sur un vol de United après que la compagnie ait forcé sa propriétaire à le mettre dans le compartiment au-dessus des sièges. Un rappel que les voyages en avion sont une vraie vie de chien pour les compagnons canins. 

Le 13 mars dernier, les passagers du vol United reliant Houston à l’aéroport New-Yorkais de La Guardia ont eu une surprise macabre à l’atterrissage. Le chien de l’un d’entre eux, que les stewarts de l’avion avaient forcé son propriétaire à mettre dans le compartiment supérieur, n’a pas survécu au vol. Pas étonnant, puisque dans les compartiments en question, pas prévus pour transporter des êtres vivants, il n’y a pas d’air qui circule. Et si United a immédiatement présenté ses excuses pour cette mort injuste, affirmant dans un communiqué « assumer la responsabilité complète de cette tragédie et offrir leurs condoléances les plus sincères à la famille », l’incident n’est jamais qu’un rappel que les avions restent encore aujourd’hui des endroits fort peu « pet friendly ».

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La plupart des compagnies ont des polices relativement strictes et assez similaires : en règle générale, le transport d’animaux en cabine est soumis à la disponibilité et doit faire l’objet d’une pré-notification au moment de la réservation, des frais éventuels pouvant s’appliquer. Si l’on prend la politique en la matière de Brussels Airlines, par exemple, seuls les chiens et les chats pesant moins de 8 kg (y compris le panier de transport qui doit resté placé sous le siège) sont admis en cabine, tandis que les chiens guides sont acceptés gratuitement en cabine sans restriction de taille ou de poids. Les autres, qui ne sont ni guides ni poids-plume, voyagent en soute, à compter de 100 à 300 euros le billet par animal, et moyennant qu’il n’y en ait pas d’autres sur le vol, les places étant en effet limitées.

chien avion
Facebook @ Airport Therapy Dogs

Et si oiseaux, poissons et rongeurs sont quant à eux interdits en cabine, ils ne sont pas les seuls : dans un courrier adressé aux voyagistes, Brussels Airlines avait souligné que « les chiens au nez épaté (tels que le carlin, le bull dog, boxer ou le pékinois et tous les croisements) et les chats (tels que l’Himalaya, le persan et les chats exotiques à poil court) ne sont pas permis ». Motif invoqué : ces animaux sont plus susceptibles à des problèmes respiratoires lors du vol. Des vols qui s’avèrent souvent dangereux -voire mortels- pour les passagers à quatre pattes.

Une expérience terrorisante

Selon les chiffres recueillis par Smithsonian Magazine, en 2011, 35 animaux sont morts lors d’un vol ou juste après celui-ci, tandis que 9 animaux ont été blessés et 2 autres, perdus. En 2012, 29 animaux sont morts lors de vols de compagnies américaines, 26 ont été blessés et un perdu. Sans compter ceux qui ont été traumatisés psychologiquement par l’expérience. Ainsi, pour Kristen Theisen de la Humane Society, « voler est terrorisant pour les animaux. Ils sentent la pression qui change, et ils comprennent que quelque chose est en train de se passer, et ça leur fait peur. Prendre l’avion est extrêmement effrayant si vous ne comprenez pas ce qui se passe ».

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La plupart du temps, les accidents impliquant des animaux lors de vols sont liés à des montées ou descentes importantes de température, touchant le plus souvent les animaux qui voyagent en soute. Si un avion prend du retard et reste bloqué sur le tarmac, les températures peuvent escalader en soute, causant détresse respiratoire et insolations aux animaux. Quand ils survivent aux pics de température, ils arrivent parfois tout de même en extrêmement mauvais état, le stress poussant certains d’entre eux à se mordre compulsivement jusqu’au sang. La solution, pour Kristen Theisen ? Dans la mesure du possible, éviter de prendre ses animaux avec soi en voyage. « De plus en plus de gens considèrent leurs animaux comme des membres de la famille et veulent les inclure dans leurs voyages. Mais pour les compagnies aériennes, les animaux ne sont malheureusement pas des membres de votre famille mais bien de simples bagages à transporter ».

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