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Peine de mort : Le long chemin vers l’abolition

Image d'illustration. | © Pexels / Mariano Ruffa

Société

Dans son nouveau rapport sur la peine de mort à travers le monde, Amnesty International souligne la « baisse considérable » du nombre de sentences capitales prononcées en Afrique subsaharienne.

 

L’Afrique subsaharienne constitue « une lueur d’espoir » dans la lutte contre la peine de mort à travers le monde, constate Amnesty International dans son rapport mondial sur le sujet publié ce jeudi 12 avril. Des avancées positives ont ainsi été réalisées dans toute cette partie du continent, avec une baisse considérable du nombre de sentences capitales prononcées. L’organisation de défense des droits de l’Homme relève par ailleurs une baisse à l’échelle mondiale du nombre d’exécutions et de condamnations à mort, après les hausses records enregistrées les années précédentes.

Toujours moins d’exécutions

L’Afrique subsaharienne a ainsi réalisé « d’important progrès » en vue de l’abolition de la peine de mort, selon Amnesty International. Le Soudan du Sud et la Somalie sont les seuls pays ayant procédé à des exécutions en 2017, alors qu’ils étaient encore cinq en 2016. La Guinée est, de plus, devenue le vingtième État de la région à supprimer cette sentence pour tous les crimes, tandis que le Kenya a abandonné le recours obligatoire à ce châtiment en cas de meurtre, liste l’organisation.

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À l’échelle mondiale, le recours à la peine de mort a à nouveau reculé l’an dernier, après 2016. Au moins 993 exécutions dans 23 pays ont en effet été recensées en 2017, soit une baisse de 4% par rapport aux 1 032 enregistrées un an auparavant et de 39% en comparaison avec le record (depuis 1989) de 1 634 en 2015. L’organisation a en outre comptabilisé au moins 2 591 condamnations à mort dans 53 pays l’an dernier, ce qui représente une baisse notable par rapport au record de 3 117 en 2016.

Sentence capitale

La plupart des exécutions ont eu lieu, par ordre décroissant, en Chine, en Iran, en Arabie saoudite, en Irak et au Pakistan. D’après Amnesty, comme en 2016, seuls 23 pays continuaient de procéder à des exécutions. Plusieurs autres Etats, dont le Bahreïn, la Jordanie, le Koweït et les Émirats arabes unis, ont, quant à eux, repris cette pratique après une interruption.

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Selon l’organisation, au moins 21 919 personnes se trouvent sous le coup d’une sentence capitale à l’échelle mondiale. Les méthodes d’exécution utilisées en 2017 à travers le monde ont été les suivantes : la décapitation, la pendaison, le peloton d’exécution et l’injection létale.

 

– Avec Belga

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