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« Paraskevidékatriaphobie » : la terreur du vendredi 13

La "paraskevidékatriaphobie" ou la phobie du vendredi 13. | © Unsplash/Raquel Pedrotti

Société

Si vous êtes pris par d’un terreur irrationnelle à l’approche du sacré vendredi 13, il se pourrait bien que vous soyez « paraskevidékatriaphobe » – une véritable phobie.

Vous contournez les échelles malfaisantes, chassez les chats qui ont eu le mauvais goût d’avoir un pelage noir, accrochez deux pattes de lapin à votre rétroviseur – ça marche toujours mieux qu’une seule -, passez volontiers trois heures d’un dimanche ensoleillé à chercher un trèfle à quatre feuilles ? Il est fort possible que vous soyez superstitieux et que vous voyiez la bonne fortune, ou à l’inverse la guigne, dans les petits détails de la vie. Et si c’est le cas, il y a également de bonnes chances que vous soyez « paraskevidékatriaphobie » – et qu’aujourd’hui, ce ne soit vraiment pas votre jour.

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La « paraskevidékatriaphobie » est un mot qui vient dur grec et qui désigne l’antique phobie du vendredi 13. Les victimes de cette terreur sont ainsi persuadés que la date est synonyme de malchance. Car si deux fois plus de Belges jouent au Lotto lorsque approche le vendredi 13, certains ne peuvent s’empêcher d’être terrassés par la crainte que cette journée sera pire que les autres.

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Cette superstition, partagée par plusieurs cultures, aurait surtout des racines religieuses : dans l’histoire chrétienne, le Christ a été crucifié un vendredi, tandis que la veille, il formait avec ses douze apôtres une table de treize – dont l’un des invités l’a mené à sa perte. Pour les non-croyants, le vendredi 13 a également vu naitre quelques funestes nouvelles :  le crash du fameux vol 571 Fuerza Aérea Uruguaya, l’assassinat de Tupac, ou encore, plus récemment et dramatiquement, les attentats de Paris qui ont eu lieu en 2015.

Et pas de chance pour les paraskevidékatriaphobes : il existe au moins un vendredi 13 par an.

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