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Dernier remous dans l’affaire du tueur du Nautilus

Le magistrat a appelé les membres de la cour à s'en remettre à "leur bon sens" et à condamner Peter Madsen pour assassinat, sévices sexuels aggravés et atteinte à l'intégrité d'un cadavre. | © AFP PHOTO / Ritzau Scanpix AND Scanpix / Mads Claus Rasmussen / Denmark OUT

Société

Le verdict est rendu. L’ingénieur et inventeur danois Peter Madsen a été condamné à la prison à vie par un tribunal de Copenhague pour le meurtre de la journaliste Kim Wall.

Update : Originellement publié le 23 avril 2018, cet article a été mis à jour avec les informations du parquet danois le 25 avril 2018.

 

Le verdict est rendu. L’ingénieur et inventeur danois Peter Madsen a été condamné ce mercredi 25 avril par un tribunal de Copenhague à la prison à vie pour le meurtre de la journaliste suédoise Kim Wall.

Lundi, le parquet danois avait requis la prison à vie à l’encontre de Peter Madsen, jugé pour le meurtre « bestial » en août 2017 à bord de son sous-marin de la journaliste suédoise Kim Wall dont le corps démembré et mutilé a été retrouvé en mer.

« Plan criminel idéal »

Le réquisitoire du procureur Jakob Buch-Jepsen suivi de la plaidoirie de l’avocate de la défense Betina Hald Engmark concluent 11 jours d’audience éprouvants qui ont levé le voile sur les fantasmes noirs de l’accusé, peuplés d’ébats sexuels violents, de femmes torturées, égorgées ou décapitées.

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« Pervers polymorphe » présentant « un risque élevé » de récidive selon les psychiatres, « Peter Madsen pensait réaliser le crime parfait » en faisant disparaître le corps découpé et lesté de sa victime en baie de Køge, près de Copenhague, a affirmé le procureur. « Il avait un plan criminel idéal, comme il l’avait confié à une amie dans un SMS (…). Il n’y a pas de place pour le doute » dans cette affaire, a-t-il poursuivi en réclamant la prison à vie, synonyme en moyenne au Danemark de 16 années d’enfermement.

Plusieurs versions des faits

Si les preuves matérielles irréfutables font défaut dans l’affaire, le magistrat a appelé les membres de la cour (une juge professionnelle et deux jurés) à s’en remettre à « leur bon sens » et à condamner Peter Madsen pour assassinat, sévices sexuels aggravés et atteinte à l’intégrité d’un cadavre.

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L’accusé, 47 ans, a avancé trois versions différentes des faits depuis la disparition de Kim Wall le 10 août 2017 et son arrestation le lendemain de leur sortie en mer. Après avoir affirmé l’avoir débarquée le 10 à Copenhague, il a indiqué aux enquêteurs qu’elle était morte accidentellement en recevant un panneau d’écoutille sur la tête. Démenti par l’autopsie après la découverte de la tête en octobre, il a expliqué qu’elle avait succombé à des gaz toxiques libérés lors d’une soudaine dépressurisation de l’habitacle. Cette dernière version est aussi celle qu’il a défendue à son procès.

Absence de preuves irréfutables

L’autopsie a mis en évidence 14 plaies dans la région des organes génitaux de la victime qui témoignent, selon le procureur, du caractère sexuel du crime. Les causes de la mort n’ont pu être déterminées avec 100% de certitude mais les poumons de Kim Wall présentent les caractéristiques d’une « asphyxie mécanique » entraînée par égorgement ou étouffement.

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Enfin la personnalité de Peter Madsen signe son crime, pour M. Jacob Buch-Jepsen qui a rappelé lundi que, quelques heures avant les faits, l’accusé effectuait sur internet une recherche au moyen des mots-clés « femme », « décapitation », « agonie ». Une simple « coïncidence » pour l’accusé. La défense a aussi dénoncé les failles dans la démonstration du parquet et l’absence de preuves irréfutables.

 

– Avec Belga

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